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ce matin des nappes de soleil
ont recouvert le vert des prairies
un or liquide pareil à du miel
y dépose des alvéoles de clartés
le temps peau nue gambade
dans la lumière vive qui le drape
et le nimbe jusque dans le poème
où mon âme s'éveille
et c'est moi dans la prairie de l'être
qui cours dans les herbes hautes
où les pièces d'or des pissenlits
tintent dans les pans lumineux du jour
Françoise Urban-Menninger
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