bluegirl le samedi 22 mars 2014, à 19:25
Je voulais justement te parler d'E., le soupçonnant d'avoir fait une nouvelle fois une utilisation de vers n'étant pas de lui.
Ce qui est réglé n'était qu'une récidive prévisible, merci pour ta vigilance !
A plus, Lola.
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salus le samedi 22 mars 2014, à 21:11 ----
J'aime beaucoup la guillotine et les petites notes...
Recueillons-nous un instant sur le pathétique besoin de reconnaissance, inversement proportionnel à la bassesse du procédé de nos amis plagiaires !
A noter que "Le Cid" fit accuser Corneille - non sans raison - de plagiat (mot dont l'étymologie ramène, il me semble, à la vente ou l'achat d'esclave !), et qu'on ne doit pas confondre le terme avec la parodie, qui se peut géniale, comme vous en convaincra cette "parodie d'un plagiat"
de Georges Fourest
(1867-1945)
Le Cid
Le palais de Gormaz, comte et gobernador
est en deuil; pour jamais dort couché sous la pierre
l'hidalgo dont le sang a rougi la rapière
de Rodrigue appelé le Cid Campeador
Le soir tombe. Invoquant les deux saints Paul et Pierre
Chimène, en voile noirs, s'accoude au mirador
et ses yeux dont les pleurs ont brûlé la paupière
regardent, sans rien voir, mourir le soleil d'or ...
Mais un éclair, soudain, fulgure en sa prunelle :
sur la plaza Rodrigue est debout devant elle !
Impassible et hautain, drapé dans sa capa,
le héros meurtrier à pas lents se promène :
"Dieu !" soupire à part soi la plaintive Chimène,
"qu'il est joli garçon l'assassin de Papa !" |
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Loïc le samedi 22 mars 2014, à 23:32 Lola : Dans le cas du dernier poème en question, tout ce que j'ai pris le temps de détecter (parce que ça suffisait bien) était le vol de deux phrases tirées d'une chanson de rap français. Je trouvais que ça détonnait avec le reste, et bingo. Je me garderai de tout commentaire sur la qualité des paroles en question. Disons juste que plagier Eluard, au moins, c'était la classe. Zut, je ne me suis pas gardé de tout commentaire.
Salus : Le plagiat-parodie (reconnu) que tu cites est de haut vol ! Le vrai plagiat, lui, se passe plutôt ainsi :
"ENDORMIT DANS UN VAL
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit."
Commentaire éventuel d'un membre du site s'étant fait avoir :
"Très joli poème ! J'aime beaucoup."
Réponse de l'auteur :
"Merci, g passer bcp de tps a le fère".
Amitiés à tous deux ! |
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Loïc le dimanche 23 mars 2014, à 02:28 Non non, j'ai bien indiqué que le chef-d'oeuvre "Endormit dans un Val" n'était pas de moi (ça devait être "Anelka9-3" ou "Kévindu27"). D'autant que je n'aurais jamais fait la faute au titre "Endormit", qui aurait dû être "Andormit".
Sans rire maintenant : j'ai pris un exemple fictif, mais basé sur des choses que j'ai réellement vues chez nous, quand une personne croit que changer le titre (en lui mettant des fautes) d'un poème classique réduit les chances de se faire piquer. Hélas non.
Ce que j'ai plagié, en revanche, c'est "La parole a des notes d'or ; le silence est plus doux encor" qui est de Samain. Mais c'était une blague dans le contexte de mon communiqué, et vous êtes invités à en rire dans 3...2...1... top. |
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salus le dimanche 23 mars 2014, à 11:44 ----
---- (Le vouvoiement, ami Loïc, car ici, je m'adresse aussi à "l'éventuel")
Dans le cadre intéressant et trouble du "plagiat", voici, de votre serviteur, un texte que j'ai la prétention d’espérer respectueux ! (quelle formule !)
- je ne sais plus si je l'ai déjà passé ; on pourrait discuter d'opportunité dans l'emploi du verbe "émaner", Que j'ai déjà "tordu", dans le passé de mes textes, d'une éventuelle virgule, dont je préférerais me passer, après "camarde", au dernier vers, ou de quelque abrupte vulgarité morbide, en ce qui concerne les mouches, (mais bien sûr, je passe après, dans ce poème, il n'y aura ni chute ni mystère !) et puis de tout ce que vous n'aurez pas manqué de remarquer, en fait d'imperfection (toute remarque sera "à priori" jugée pertinente, et de ce fait, prise en considération), pour autant, et, prenant garde de ne citer personne, ce texte est-il répréhensible ?
Merci de votre tension,
Salus
VARIATION
Dans la beauté de la jeunesse
Dont le soleil joue, et caresse
La joue en rayons mordorés,
Il était plus qu’abandonné,
Avait perdu le frissonné
Si doux des bons rêves laurés…
A cette tête d’ange sale,
Un cœur pur, ceint comme un pétale
Par de longs doigts ne battait plus ;
Il s’émanait comme une brume,
Un air d’éternité posthume,
Tel qu’à ces poèmes trop lus.
Les yeux déjà tétés des mouches,
Il semblait, de ces sommeils louches
Où l’illusion ne parvient pas,
Le prisonnier définitif ;
Auprès du val poussait de l’if
En couronne autour du trépas ;
Écrin de cette perle pâle
La nature monumentale
Regardait dormir son enfant,
Pleurant le soleil de ses gouttes
Sur les éternités dissoutes
Par la camarde triomphant.
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Loïc le dimanche 23 mars 2014, à 15:09 Ah oui, c'est la réécriture du "Dormeur Du Val" (de Rimbaud, précisons). Tu avais cité son auteur, et de toutes façons son poème était libre de droits (en France, la durée de validité des droits est de 70 ans après la mort de l'auteur), donc même si tu n'avais pas indiqué que tu plagiais Rimbaud, tu n'aurais rien encouru...
... à part bien sûr le courroux des gens à qui tu aurais essayé de faire croire que c'était entièrement de toi mais qui auraient compris la supercherie ! Parce que ne pas servir aux gens des textes entièrement ou partiellement plagiés, c'est aussi une question d'amour-propre, d'honnêteté intellectuelle et de respect du lecteur.
Ça me rappelle un des tous premiers cas que j'avais détectés sur le site (je n'étais même pas encore administrateur) ; un Marocain ou Algérien avait posté sur le site une histoire moraliste fort belle et d'une très grande sagesse, très bien structurée dans sa progression, mais rédigée n'importe comment. Je suis allé sur Google et j'y ai passé du temps (parce que c'est TRES dur de trouver l'original d'une contrefaçon totale quand on ne le connaît pas !!) mais j'ai fini par découvrir que c'était une réécriture intégrale (en gardant exactement la même histoire, à part les noms et métiers des protagonistes, qui avaient été changés) d'un passage du Coran. D'ailleurs, en passant, si je croyais en Dieu, la dernière chose que je m'amuserais à faire serait de plagier un livre saint ; j'aurais quelques craintes que l'Auteur (qui se trouve être aussi le Patron), m'attende de l'Autre Côté avec une impatience non feinte et une intéressante destination de vacances pour moi. Passons.
J'ai alors confronté le gars en coms, sans agressivité (au début) en lui indiquant qu'il aurait mieux fait de mentionner que l'histoire n'était pas de lui. Réponse surprenante :
"Si, elle est de moi, puisque je l'ai entièrement refaite".
Il y a encore une fissure dans mon carrelage à l'endroit où ma mâchoire est tombée.
J'y suis retourné, et j'ai essayé de lui expliquer que NON, ça ne faisait pas tout, et que j'aimerais le voir arriver à vendre sous son nom "Les Misérables" entièrement réécrits sans mentionner Victor Hugo, et qu'est-ce que ça coûte de le faire de toutes façons ?? Là-dessus, c'est parti en quenouille puisqu'il s'est rabattu sur le bon vieux bouclier du "Je sais pourquoi vous me cassez les pieds, c'est parce que je suis arabe" ; j'ai essayé de batailler encore un peu mais il n'en démordait pas.
Pas de chance pour lui, 10 jours plus tard, je suis devenu administrateur du site, et je ne l'avais pas oublié... Il est parti avec tous les autres olibrius que j'avais repérés depuis mon arrivée sans pouvoir rien faire contre eux, à part déclencher des bagarres qui nuisaient à l'ambiance du site.
Allez, en suivant, je vais faire la liste de toutes les façons de plagier que j'ai rencontrées sur le site en 4 ans ! |
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Loïc le dimanche 23 mars 2014, à 17:23 Liste des façons de plagier, *à peu près* par ordre de fréquence telles que je les ai vues sur Mespoemes :
1) Le PLAGIAT TOTAL : le plagiaire essaie de faire croire qu’un poème non modifié (titre compris) est de lui.
2) Le PLAGIAT TOTAL AVEC TITRE CHANGÉ : le plagiaire modifie uniquement le titre dans une tentative de brouiller ses traces. Car au moins en termes de poèmes célèbres, on connaît bien davantage les titres que les contenus ; mais ça sert également, dans le cas de poèmes volés à d’autres internautes, à ce que les victimes ne tombent pas dessus en Googlant par hasard le titre de leurs poèmes...
3) Le PLAGIAT PAR RÉÉCRITURE PARTIELLE : le plagiaire modifie le titre mais aussi quelques (ou de nombreux) mots ou expressions afin d’être encore plus indétectable. Ce qui peut donner des résultats d’un comique involontaire grandiose. Passez un bon moment à rire tout seul devant votre écran en imaginant les possibilités infinies quand le maquillage PARTIEL d'un poème célèbre du XVIIIe siècle est fait par quelqu'un de totalement inculte et nul en orthographe.
4) Le PLAGIAT PAR RÉÉCRITURE TOTALE : le cas évoqué dans mon com précédent.
5) Le PLAGIAT PAR REFORMULATION : le sujet abordé précédemment par Salus : contrairement au n°4, tout n’est pas réécrit exactement dans l’ordre ou en suivant TOUT l’original à la lettre, mais les ressemblances suffisent largement à parler de plagiat.
6) Le PLAGIAT PAR INSERTION : le plagiaire écrit bien un poème à lui, mais ne peut s’empêcher d’y insérer des choses qui ne sont PAS de lui, parce qu’elles sont tellement géniales… elles.
7) Le PLAGIAT PAR INSPIRATION : le plagiaire a tellement aimé un écrit que ça lui en inspire un nouveau qui ne reprend pas l’original, mais dont les liens avec celui-ci sont flagrants (réutilisation de termes, de lieux, voire de NOMS – si, si !! – mais il s’attribue quand même la parenté de l’ensemble. C’est comme si, disons, quelqu’un faisait voyager Frodon et son anneau dans un autre univers que celui de Tolkien, tout en estimant ne rien devoir à ce Tolkien.)
8) Le PLAGIAT PAR TRADUCTION : on a eu une personne dont l’activité principale était de traduire en français des chansons anglaises afin de les faire passer pour ses poèmes !
9) Le PLAGIAT PAR IGNORANCE DE LA LOI (mouais…. mon oeil) : « Quoi ?? c’est pas bien de plagier ? Ah désolé, je ne savais pas ».
Je ne peux évidemment pas compter dans cette liste les gens qui n’ont jamais voulu faire croire qu’un poème n’était pas d’eux ; parfois ils oublient simplement de mentionner l’auteur mais se corrigent en coms quand ils voient qu’on pense que le poème est d’eux ; ou encore ceux qui n’ont pas compris qu’ils sont sur une communauté interactive, qui ont juste voulu mettre sur ce qu’ils pensaient être un blog un poème connu qu’ils adorent, et qui quelques heures plus tard se font écharper par les membres !
On ne peut pas non plus compter le plagiat inconscient, où un poète ne se rend pas compte qu’il est en train de se reposer trop lourdement sur quelque chose qu’il adore, et qu’il en fait donc un remake qui sera évident aux yeux d’autres fans.
Car le plagiat est bien entendu toujours basé sur une DÉCISION de ne pas citer la source. Que ce soit par fourberie planifiée, ou en ayant une vision aberrante de ce qu’est la propriété intellectuelle !
Ouf. J’arrête ! Amitiés fatiguées à tous.
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bluegirl le dimanche 23 mars 2014, à 19:35
Hé hé, le grotesque ne tue pas...et la nature humaine ne risque pas d'échapper à elle même, du moment où elle croit qu'il est impossible de concevoir la personne qu'on est lorsque personne ne nous voit...
- "si vous saviez"...
Se servir de notre conscience devrait parfois être prit un peu plus au sérieux...
Les communautés (poétiques ou autres), nous donnent la chance d'apprendre sur nous même, sur l'autre, et sur le mimétisme, un des premiers mécanismes sociaux qui en dit long.
Enfin, en se qui concerne le plagiat, nous voici éclairés par ta lanterne d'Aladin...heu, de Loïc...heu, je sais plus si je suis dans le lapsus, le plagiat, mais en cas de réclamation, tapez le 31/03, la combinaison qui en dit long !!
lol |
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Loïc le lundi 24 mars 2014, à 00:37 Ce que je n'ai jamais compris, et on en parlait déjà longuement avec les membres en 2010 sur l'autre page d'Avisdesmembres ("La Page Des Plagiats"), c'est quelle fierté on peut ressentir à se faire encenser sur des poèmes qui ne sont pas les nôtres, que ce soit en entier ou seulement en partie. Oui, c'est grotesque : comment peut-on se sentir valorisé lorsqu'on nous félicite d'avoir écrit quelque chose qu'on a en fait volé à quelqu'un d'autre ? Une de mes hypothèses sérieuses était qu'il y avait peut-être le frisson de la transgression et donc le plaisir de ne pas s'être fait prendre "cette fois-là encore". Je pense qu'une autre hypothèse tout aussi sérieuse est que nous, en tant que public, ne sommes pas forcément les destinataires d'un plagiat posté, mais plutôt des outils, par nos éventuelles louanges, du voleur qui va ensuite montrer le résultat à QUELQU'UN D'AUTRE (petit(e) ami(e) ou copains) en disant "Regarde comme c'est beau ce que je fais, et regarde comme les autres poètes ont aimé". Ça, ça a un peu de sens. Mais si c'est juste pour soi... je ne vois pas. Bah... dans tous les cas, c'est pathétique, comme disait Salus.
Pathétique, comme la fois où j'ai vu un gars (note : j'ai honte pour nous les hommes, mais la troupe des plagiaires est à 90% masculine !) qui postait un acrostiche en ignorant visiblement, vu ce qu'il disait en coms, que ç'en était un !! Du coup j'ai deviné que ce n'était pas de lui, j'ai sauté sur Google, j'ai trouvé l'auteur, je l'ai contacté, l'auteur a confirmé le vol, j'ai confronté le vilain... il a essayé de nier un moment, puis j'ai dit que je transmettais son mail au volé pour qu'ils s'expliquent... et le gars a filé en vidant entièrement son compte. Pa-thé-tique.
De tous les plagiaires avec qui j'ai parlé, finalement le seul qui soit resté droit dans ses bottes était celui qui plagiait le Coran. Lui, il était tellement bête qu'il ne comprenait pas ce qu'il faisait. Tous les autres fautifs savaient parfaitement ce qu'ils faisaient. La plupart, comme Emmanuel, supprimaient les coms que moi ou d'autres leur laissaient afin de cacher la m... au chat, ou bataillaient un peu en espérant convaincre qu'on se trompait, ou bien fuyaient directement sans demander leur reste.
Dans tous les cas (sauf peut-être celui de mon plagiaire de Coran, qui assumait totalement son vol), le plagiaire est toujours assez inculte pour croire les autres aussi incultes que lui ("Ouaich, ils trouveront jamais que j'ai copié-collé Bodellaire, déjà qu'moi c'est la première fois qu'j'en entendais parler, vas-y") et aussi assez bête pour croire les autres aussi bête que lui (je citais, dans mon premier com, un type qui avait plagié un poème en alexandrins classiques en changeant le titre et en y mettant des fautes ; c'est réellement arrivé, même si ce n'était pas "Le Dormeur Du Val", et il répondait à ses coms en écrivant en style sms... Dans son profil, il y avait comme icône le logo de l'O.M., et il disait qu'il adoré le rappe de Marseilles... Non, vraiment, il n'avait aucune chance de se faire choper !).
Mais certains sont tout de même un peu plus filous, même dans le cas de "plagiat total". Ils savent éviter les poètes hyper-connus et plagient des auteurs certes bons, mais peu connus de nos jours. Pour peu qu'ils sachent aussi s'exprimer correctement en coms, ils peuvent faire illusion un certain temps, jusqu'à ce que quelqu'un de soupçonneux aille faire un tour sur Google avec un de leurs vers.
Pour l'instant, bien que j'aie déjà contacté plusieurs auteurs légitimes (quand ils sont vivants), aucune poursuite n'a été engagée. Mais en 2010, un plagiaire y a échappé de très peu après avoir utilisé chez nous un poème amateur mais couronné quelque part. Quand j'ai alerté la victime, et quand elle a vu l'aplomb avec lequel le voleur parlait en coms du poème qu'il avait volé, la victime a failli aller en justice. Bon à savoir : c'est passible de 3 ans de prison et 300.000 euros d'amende. Peu importe que le voleur vole pour en tirer un intérêt financier ou pas. C'est le webmaster du site de la victime qui me l'a expliqué... c'est dans les coms de la "Page Des Plagiats".
Bises Lola !
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bluegirl le lundi 24 mars 2014, à 18:49 Mmmmouaih, le plaisir de la trangression ?... je crois surtout que certains hommes tentent de copier pour ne pas montrer leurs lacunes, et c'est souvent plus mental que les femmes qui rivalisent d'artifices plus au niveau physique. Tout ça pour être idéalisé.
...et bon tu sais ce que j'en pense.
Quand au gars qui a plagié le Coran, et bien c'était probablement la première fois qu'il y mettait le nez, voire il n'avait jamais entendu parler du Livre "le Saint Coran"... c'est le premier qualificatif qui lui est attribué, le deuxième très connu étant "l'Inimitable".
Ca aurait pu lui mettre la puce à l'oreille... mais si se plonger dans des lectures (saintes ou pas) rendait intelligent, ça se saurait !!
Bref !
En moins grave, nous avons un multi récidiviste qui poste régulièrement 3 poèmes par jour à des heures espacées entre chaque, comme si c'était une solution pour passer au travers des mailles....
Chao amigo, hasta siempre, besos.
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Loïc le mardi 01 avril 2014, à 00:37 Alors, si les hommes "tentent de copier pour ne pas montrer leurs lacunes", ça rejoint plutôt mon hypothèse qui disait que parfois, on plagie pour faire le beau auprès de quelqu'un ; mais à mon avis pas tellement auprès des membres du site ; plutôt quelqu'un qui compte pour nous. N'empêche, tu te rends quand même compte de la chance fabuleuse qu'on a ? NOUS, on sait écrire des poèmes, talent qui fait rêver nos amis plagiaires !
A propos d'ego, il est arrivé un truc hors-catégorie en 2010 (ce n'est pas du plagiat, mais puisqu'on parle de se faire mousser en trichant avec la réalité...) : un gars plutôt genre séducteur (fallait voir les poèmes -- qui tenaient la route -- et la photo du profil...) a débarqué et immédiatement, il a commencé à recevoir des brouettes de coms dithyrambiques d'un flot de nanas que personne ne connaissait sur le site.
Un jour, j'ai vu une de ces femmes aller bramer contre un de nos poètes qui avait eu culot de critiquer un des poèmes de notre nouvel inscrit. Elle se présentait comme une institutrice... et faisait 4 fautes par ligne dans son com. Là je me suis dit "Mon vieux Loïc (parce que je ne déteste pas me parler à moi-même, ma conversation étant fine, pertinente et délicate), mon vieux Loïc, y a un rat crevé dans les pâtes". J'ai activé l'affichage d'IPs, et pas de doute, le rongeur en déliquescence que j'avais confusément subodoré siégeait en effet dans le fleuron de la gastronomie transalpine. Car TOUTES les groupies inconnues de notre nouvel inscrit (j'ai compté 19 pseudos différents) étaient en fait une seule et même personne. Mais ce n'était pas le poète ; non, l'IP n'avait géographiquement rien à voir avec la sienne. C'était donc forcément une amie à lui. Je lui ai dit par mail où elle habitait (à peu près) et demandé qu'il la contacte pour que ce manège s'arrête, sinon je supprimais tous les coms incriminés. Il a dit (... prétendu ?) qu'il ne savait pas qui ça pouvait bien être, les coms bidon ont donc continué, et j'ai tout effacé, ce qui a réduit sa montagne de coms à trois cailloux... Et il s'est désinscrit peu après.
Conclusion : même en admettant que le gars n'était absolument pas au courant (ce dont je doute intensément) qu'il avait une amie qui lui laissait des tonnes de coms bidon, il n'a pas pu vivre avec la disparition de son fan-club inventé, et la dure réalité d'avoir à mériter des coms légitimes. Ego, ego, ego !!! Et... encore une fois, il s'agissait d'un homme.
Bon, sur ce, moi qui n'ai aucun ego, je retourne me parler à moi-même. J'ai du retard à rattraper.
Bises Lola ! |
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bluegirl le samedi 12 avril 2014, à 19:04
Je t'ai donc laissé le temps de te parler à toi-même, ne voulant me substituer à ta pertinence. Laisse moi tout d'abord saluer la perspicacité de tes papilles qui savent déceler le rat mort dans un plat de nouilles. Ah l'égo...nous avons quand même tous l'avantage grâce au virtuel, de jouer/flouter un peu -voir beaucoup- l'image qu'on veut véhiculer...eeet ça marche aussi pour des membres du site entre eux. Certes, ce type d'égo ne saute pas aux yeux de façon aussi flagrante qu'une instit qui fait 4 fautes par ligne, ou des coms fanatiques venus d'un ailleurs assez improbable, mais à mesure de lire les poètes et leurs coms quand ils en font, on s'amuse aussi... Alors, pourquoi plus les hommes, hein ?...et bien parait-il qu'ils sont plus impressionnés par le regard d'autrui, surtout quand il est féminin. C'est pas moi qui le dit, mais une étude liée au fait de se savoir observé chez l'homme, qui révèle une baisse de concentration et la volonté d'impressionner de potentielles partenaires sexuelles !! (source : le monde de l'intelligence). ... Dans le même magazine, on peut lire que les femmes seraient plus empathiques grâce aux gènes de la maternité qu'on a en nous, qui nous amènent à nous adapter au langage non verbal du bébé. ... Enfin avec des généralités, on referait le monde...heureusement qu'il y a des exceptions...
Bises Loïc.
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Marcel, alias plumedefou le mardi 31 janvier 2017, à 09:03 Bonjour à vous,
Peut-on dire du célèbre La Fontaine qu’il plagiait Ésope ?
Ne "rigolons" pas c’est pas risible !
plumedefou
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Loïc le lundi 06 mars 2017, à 18:38 La Fontaine a-t-il remercié Esope ? Si oui, il n'y a pas plagiat. Si non... diantre.
De toutes façons, la comparaison avec notre époque de plagiaires au rabais est difficile à faire. Sur Internet,un peu n'importe qui se permet n'importe quoi, et sur Mespoemes il faut bien une surveillance. Je laisse à la Justice des Âges La Fontaine et Ésope !
Amitiés ! |
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cecel le jeudi 17 mai 2018, à 10:25 Bonjour Lola et Loïc.
Je me sens mal avec mes poèmes écrits à partir de "bouts rimés". Même si cet exercice est contraignant car il s'agit de conserver le dernier mot de chaque vers, il permet d’avoir en trame de fond une structure qui n’est pas personnelle. Je bénéficie d'une "inspiration", de mots qui vont m’interpeller quelque part comme on dit, d'un style que j’assimilerais à un creuset dans lequel je vais élaborer mon poème.
Le « texte » (je n’ose même plus dire "mon poème" après avoir lu cet article) obtenu et posté est toujours accompagné d’un lien qui peut orienté le lecteur ou tout autre censeur vers un site où figure l’œuvre de l’auteur du poème pris en référence. On y découvre alors le « Nom et Prénom » de cet auteur classique, ses dates de naissance et de décès ainsi que le titre de l’œuvre.
Je pense avoir humblement progressé avec cette pratique. Suis coupable ? Si c’est le cas, la guillotine de l’illustration fera son effet !!!
Amitiés… tout de même.
Cecel |
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Loïc le lundi 28 mai 2018, à 17:46
Bonjour Cécel,
Tu t'en fais trop mais c'est à ton honneur. La structure poétique est du domaine public depuis des siècles, aucune forme n'appartient à qui que ce soit et peut être utilisée. Les longueurs de vers ou les formes de strophes (quatrains, tercets etc) ont eu le succès qu'elles ont eu parce qu'elles sont le résultat d'un affinement quasi-scientifique de la technique poétique EN RAPPORT AVEC la langue du pays. Ailleurs, les formes changent suivant les autres langues, avec des longueurs, rythmes et organisations propres.
Bref, seule la poésie libre peut être commune à tous les pays et cultures ; les autres formes sont pensées pour être efficaces, et on ne va pas se priver de s'en servir juste parce ça ressemble vaguement à ce que d'autres ont fait. Ce qui marche, marche pour une raison ; on n'utilise pas une fourchette pour découper la viande parce que le couteau c'est trop bateau.
Maintenant, si toi tu es extrêmement Conscient de ta culture et donc de tes références, et que tu arrives à détecter que tu t'inspires vaguement d'une oeuvre existante (là, c'est le CONTENU qui compte, pas la forme), tu es libre de le mentionner, mais sois juste avec toi-même ! En réalité, tout s'inspire d'autre chose. Il faut juste éviter que ça soit du pillage, ce qui n'est pas pareil.
La guillotine rouille au garage...
Amitiés !
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