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Tel un bâton d’encens qu’on voit se consumer
Monte comme la fumée, essence parfumée
J’aime l’odeur du café envoûtante quel fumet !
Elle agit telle la drogue que réclame un camé
Car tout nez délicat prend plaisir à humer
L’odeur des grains grillés moulus réduits en poudre
Ses arômes se révèlent et comme un coup de foudre
On voit au fond des yeux le désir s’allumer
Quand la vapeur sort en sifflant de la machine
Et qu’un jus noir fumant comme une cigarette
Coule en tirebouchonnant comme du jus de chaussette
L’odeur du café noir envahit la cuisine
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