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le jeudi 27 mars 2014, à 18:46. Posté
par alain
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Ce serait si facile au demeurant
De s’ouvrir la poitrine
Pratiquer l’incision
Farfouiller dans la chair
S’arracher ce machin
Tout poisseux Tout sanglant
Que l’on appelle un cœur
Et qui pèse à présent
Son pesant de sentiment
Ce serait si facile
Resterait la blessure
Ce trou bête et béant
Dans le milieu du corps
Comme un ciel déchiré
Par l’éclat de l’été
Comme le silence d’un fou
Qui ne sait plus épeler
Qu’un prénom de femme
On peut se passer de tout
Presque tout
Ne rien manger Boire à peine Respirer de hasard
Et puis fermer les yeux Se taire
Dormir en bête brute allongée sur le sol
Ne plus vouloir d’eau ni d’air
Aspirer à la tombe où l’on pensera moins
Et ma vieille amie d’avant
La solitude
S’en viendra déposer à mon chevet
La soupe froide de l’amertume
Ce serait facile au demeurant
Je n’ai plus d’importance
Et tu sais bien que jamais
Le soleil entrevu
N’enlève au prisonnier
L’angoisse du cachot
27 mars 2014
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commentaires ( 2 ) (Ajouter un
commentaire) |
oliverjane1950 le vendredi 28 mars 2014, à 00:30 Quel pessimisme ! Le héros de l'histoire est un mort vivant...
Malgré l'angoisse du cachot,
Le soleil entrevu !
Fait vibrer mon coeur !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et vive l'espérance !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Bien amicalement !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950 |
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bluegirl le samedi 29 mars 2014, à 00:34
Une noirceur qui éclaire ta page d'une belle écriture.
Amicalement.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
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