|
|
|
Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi |
|
|
|
|
le mercredi 30 avril 2014, à 18:56. Posté
par alain
|
|
Mon cœur est aride
Et mon visage aussi
A peine si l’on devine
Que naguère il y eut
Maints récifs d’amour
Et des bonheurs aussi
La mer est calme
Amèrement calme
Ni vent ni vague
Et pas un chant d’oiseau
Rien
C’est l’étal uniforme où se forme le froid
On dirait de ces endroits
Que jadis et longtemps
Recouvrirent les flots
La pierre encore en conserve l’empreinte
Et même l’odeur
On dirait de ces ciels de Goya
Qui furent d’Italie
Toute rage retenue
Car ils connurent la paix
On peut rire à présent
On peut rire de moi
J’étais de ces humains qui cherchent l’absolu
Ces crétins ridicules qui frissonnent parfois du parfum d’une femme
Vieux idiots désuets qui croyaient à l’amour
Voilà que je tâtonne en tremblant sur mon chemin de boue
Je fais celui qui vit quand j’ai perdu la vue
Je suis un clown blanc de peur parce qu’il s’est égaré
D’avoir voulu l’avril lorsqu' on est en décembre
De quoi rire en effet
Je fus une parodie d’homme
Un de ces êtres ni chair ni rêve
Dont vous saurez seulement qu’ils disparurent soudain
Sans qu’on sache pourquoi
Qu’ils se sont envolés sans qu’on sache vers où
Je vais traîner ma vie
Vers des cieux sans soleils
Car mon cœur est à rides
Et mon visage aussi
30 avril 2014
|
|
|
|
|
commentaire ( 1 ) (Ajouter un
commentaire) |
lilorev le mercredi 07 mai 2014, à 00:03 J'aime ce "tableau" plein de rides et d'amertume. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi |
|
|