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Stances à Baucis
D’amoureuse amitié, de tendre inimitié,
L’étoffe de l’amour tissée de blanches nuits
Nous habille de joie : une lumière luit.
Que reste-t-il de l’un privé de sa moitié ?
Ce rire vertical, ce râle horizontal,
Pour toujours éloignés ; et l’heure qui se perd
Sur l’empreinte d’un pas, ce temps qui va bancal,
Des souvenirs blanchis se pressent au désert.
Quand tombe foudroyé l’arbre de Philémon,
Tu cultives tes vers dans un champ de poèmes,
Espérant que Baucis à les lire les aime
Et pose en un sourire un baiser sur ton front.
Théo
Mars 2011
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