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Le muguet
Le muguet fut cueilli au jour premier
D’un mois de mai fort triomphant !
Sa gloire fut assurée pour l’éternité
Respirez son parfum affolant !
le mois de mai fort complaisant
ne rechigne point aux excentricités
les fleurs s’exhibent en gloussant
tiges cambrées corsages effeuillés
le muguet est certes le plus savant
astronome, il fléchirait les heures
et réduirait nos peines à néant
ne doutez point de son ardeur !
au loin juin se faufile harassé
il entend mai fulminer, trop tard !
le muguet poste son avatar
dans un futur virtuel affleuré.
raymonde verney
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