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La fillette ,assise dans la prairie fleurie,
Tresse des fleurs des champs pour faire une couronne,
Elle emmêle les tiges de la moisson cueillie,
Appliquée n’entend pas le ciel qui carillonne.
Pourtant le vent d’été semble soudain plus doux;
Elle ,qui n’a connu que nuit,cris ,bruits de guerre,
Une liesse inconnue ,baigne ses cheveux fous
Et sa robe d’été ;L’envahit toute entière.
Mettant à son front blond ,brunit par le soleil,
La parure achevée ,corolles tricolores;
Marguerites et bleuets ,coquelicots vermeil,
Innocent hommage ,ce qu’ encore elle ignore.
Que tant de vies perdues pour notre liberté
Que rouge fut la mer et cercueil le sable.
Pour ces jeunes soldats morts en sol étranger
Dont les regards figés fixent l’inéducable.
Plaies cicatrisées ,la fillette a grandit
Mamie aux cheveux blancs ,intacte est la mémoire
De ce juin quarante quatre qui a marqué sa vie.
Où trop de flots de sang ont portés la victoire..
Anita
Juin 2014
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