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Mes poèmes - Moi

 

Paucisymptomatique.

le dimanche 08 juin 2014, à 18:27. Posté par Lola






Portes et fenêtres entrouvertes,
Laissent le souffle du vent glisser
Enlacer ce rayon presque inerte,
Sur les velours délaissés.

Des rideaux bleus tamisent
La lumière sur un damier,
Dispersant cette emprise
Du noir et blanc démystifiés.

Quelques meubles drapés,
Un vase brisé, un vieux château,
Quelques bibelots enveloppés,
Seuls, témoignent de ce tableau.

Alors personne ne se risque
A interrompre le long silence,
Feutrant le passé amnésique
Ou l'infini mène la danse.



Dans chaque miroir s'éteint,
Les couleurs qui se fanent
Sous les voiles de l'étain,

Et des pluies de poussière
Couchent les heures qui planent
Sur le temps, sans repère.







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commentaires ( 7 ) (Ajouter un commentaire)
Guy le lundi 09 juin 2014, à 09:22
Un très beau titre, Lola, qui reflète bien les petites touches que ton poème décrit. Les indices qui montrent tout ce qui a fuit dans ce temps implacable.
Merci pour ce mot nouveau en mon vocabulaire.
Amitiés. Guy
http://www.mespoemes.net/renato

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 09 juin 2014, à 11:48
Une nature morte que tu dépeins, chère Lola, mais en fait, pas si morte que ça. Un peu en trompe l'oeil, intemporel aussi. Eh oui, parfois le temps s'arrête, et la pensée s'infiltre dans ce non-temps. Comme je te le dirai en commentant bientôt tes deux autres poèmes, ce que je n'ai pas encore fait, vois-tu, je m'attache, au-delà du fond de tes poèmes - et cela me permet une forme de pudeur discrète - je m'attache donc à la forme. Combien de fois t'ai-je dis, puisque nous sommes arrivés à quelques mois d'intervalle, ensemble sur le site, que ton style a pris de l'ampleur, ton écriture est devenu profonde. A trop répéter cela, cela pourrait être pris pour de la flatterie. C'est sincère pourtant, tu le sais. Car tu sais combien je vénère l'écriture et les relations avec l'esprit dont elle fait parfois la juste conjonction où s'égare vers l'imaginaire. Aussi, sans être critique littéraire où même spécialiste de la littérature et de la poésie, et au-delà de nos liens d'amitié, je reconnais - puisque je suis ton évolution - que des mots sont de plus en plus profonds. Partant de là, je ne veux pas t'encenser toi seule, combien de mots de nos ami(e)s du site sont aussi profonds et attachants. Simplement, cela te fera-t-il plaisir de savoir comment je vois ton évolution, en toute amitié. Toi qui aimes la peinture, tu comprendras que je puisse comparer tes mots, des associations de mots à des mélanges de couleurs, qui (me) parlent ! Ainsi les "pluies de poussières couchent les heures...." de ton dernier tercet ainsi que l'ambiance "nature morte" à grande échelle : vieux chateau, bibelot brisé, rideaux bleus, velours délaissés....on peut peindre tout cela, chacun de tes mots devant couleur mélangée et choisie par l'artiste. Prends bien soin de toi et.....bravo mon amie. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

domidom le lundi 09 juin 2014, à 21:43
Cette porte et cette fenêtre entrouverte nous a inviter à suivre le souffle du vent, malgré soi, on se sent comme happé et entraîné, dans des lieux, que l'on pourrait penser mystiques, il suffit de marcher à tes cotés pour s’imprégner de mystères.....
Bisous, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

bluegirl le lundi 09 juin 2014, à 23:48

GUY,
Je suis aux prises avec le temps, mais ça passera quand la roue tournera. J'ai trouvé que ce dérivé du mot symptôme collait plutôt bien à ce tableau !


PHILIP,
Cette nature n'est pas morte puisqu'elle a un lien étroit avec mon esprit, elle est juste un témoin qui se glisse dans un monde paradoxal représenté par le contexte du château, dans une sorte de trompe œil...qui ne t'a pas trompé ! Eééh, je vois que t'y a prit gout ; )
...et de mon coté, je reconnais m'être laissée influencée par ton attachement à l'écriture.

Je croyais avoir commenté ton dernier post, mais il y a dû avoir un bug. J'en ai beaucoup apprécié la teneur qui dénonce la dérision de la guerre, et cela m'apparait juste de le dire et le rappeler : cette volonté de tuer pour tuer est honteuse.


DOMIE,
Ce qui peut sembler mystérieux a ses raisons d'être voilées...ça fait partie de la légende, du rêve, de l'évanescence, qui ont tous un lien plus ou moins proche avec la réalité !


Merci amis poète, votre regard sur mes écrits est enrichissant à plus d'un titre. Bien à vous, Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl

cerise le mardi 10 juin 2014, à 18:02
Bonjour Lola,
Merci pour ce beau poème que j'ai visité sur la pointe des pieds...sourire
bien amicalement
Béatrice
http://www.mespoemes.net/cerise

bluegirl le mardi 10 juin 2014, à 20:40

BEATRICE,
Sur la pointe des pieds, c'est que tu as prit le temps alors !
Au plaisir de ta visite amicale,
: ) Lola.

cheba2000 le mercredi 11 juin 2014, à 08:18
----sur tes traces j'ai humé le parfum du passé sans faire déplacement d'air pour ne pas déranger les poussières
J'aime
Amitié
Cheba
http://www.mespoemes.net/cheba2000

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