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texte
L'azur du ciel pâlit à l'éclat de la Rose
Et l'or pur du soleil déteint sur son pistil;
L'air s'énivre soudain à ce parfum subtil
Et le vent suspendu, de légers pleurs, l'arrose.
Nature en sa splendeur consent à une pose
Et de ses doigts fleuris affine son profil;
L'Aragne* tisserande a dénoué son fil,
Aux pieds de Flore, " Amour ", rêveusement, repose.
N'entends-tu pas le chant inaudiblement beau
Du Jardin embaumé plein de vie et de grâce,
Dans les trilles joyeux de l'Ode et du ruisseau?
Prin-Temps et bel Eté, jouissez de l'étreinte,
L'Automne s'en viendra dans sa lueur éteinte.
Rose, éternelle Fleur, sois mon ultime sceau,
Cassolette du Soir, lorsque ton âme passe...!
SAINT-AMOUR.
( L'Aragne*: La tisseuse d'illusions )
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