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Les poilus.
Cent ans déjà, nos grands- pères partaient à la guerre,
La fleur au fusil !
Vite fait, bien fait, comme dab, ont dit les chefs,
Pardon, Généraux ! Allez-y.
Partis par milliers, chantants en trains, gares bondées
De femmes, et enfants.
Les marchands de canon, des deux cotés,
Se frottaient les mains, fric puant !
Pour eux, point d’odeur l’argent ! La haine attisée,
Allez roule, ma poule.
Se foutent de nos poilus comme de l’an mille,
Les généraux, de vrais mabouls.
Un massacre, tranchées pourries, partir à l’assaut,
Trouille de se faire trucider.
Poilu tu hésites, fusillé pour l’exemple, tu seras, pas le choix,
Le fric doit rentrer.
Après avoir survécu à l’enfer, mort de peur, mutilé
Tu reviens, dans la tranchée.
La tranchée, rien que le mot fait peur, coupe-gorge !
Tu reviens gueule cassée.
Poilu, des deux clans, pas envie de tuer l’type d’en face,
Mais le général décide.
vie de misère, morts par millions, poilu ton nom gravé,
Mémoire, génocide.
Retour : manque du monde dans nos villages,
Médaille tu dois quémander.
Poilus partis à vingt-ans et moins, décorés à quatre-vingt,
Scandale, à pleurer.
Retour des poilus, tant de morts, généraux,
Eux vivants, sur les champs Elysées.
Poilu chair à canon, sous l’arc, mais comme soldat inconnu,
Enlisé, pas oublié !
Cent ans plus tard, champions, amis de tous bords,
À l’Elysée, tous décorés.
Ainsi va la vie
Charles en p
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