LES NUANCES DE BLUEGIRL https://www.youtube.com/watch?v=XnUSbyOEzk4 (Floyd)

 

Mes poèmes - Moi

 

Frontières.

le dimanche 29 juin 2014, à 22:50. Posté par Lola





L'horloge tourne et pourtant,
Rien n'atteint ni ne devance,
Rien ne retient ni ne distance
Le sablier qu'épelle le temps.

Par le moulin broyant la graine
Et par l'espace qui embellit,
Chaque destin s'accomplit
Confiné dans une arène.

Une spirale, un tourbillon :
Un enfer à décomposer !
(Si seulement on sait oser
Disperser la confusion)...

Une caresse dans le regard
Détend l'étreinte du cadran,
Et l'endurance équilibrant
Etire les frontières du hasard.







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commentaires ( 17 ) (Ajouter un commentaire)
lemecducerclezutique le lundi 30 juin 2014, à 08:04
L'horloge tourne et pourtant,
Rien n'atteint ni ne devance,
Rien ne retient ni ne distance
Le sablier qu'épelle le temps.

Un très bel écrit assurément et un bon moment de lecture

Zutiquement

caliel le lundi 30 juin 2014, à 11:20
Lola
je trouve le poeme un peu philosophique pourtant cela mérite mon admiration
merci

salus le lundi 30 juin 2014, à 12:04
----
Musique cosmique
Qui tourne à l’attique
son air est ancien
Çà se chante bien !

louis le lundi 30 juin 2014, à 12:50
-Le sablier épelle le temps
Que nous subissons, haletant,
Comme jeune femme allaitant
Quand le lait gicle au sein pendant.

( je me suis trompé dans le premier envoi) Amitiés. Richard.---
http://www.mespoemes.net/louis

cerise le lundi 30 juin 2014, à 13:35
Coucou Lola !
On a beau compter les heures, la perception du temps reste propre à chacun.
La tienne est si poétique.
J'aime cette tendresse finale dans le dernier quatrain.
J'ai eu l'image d'un cœur qu'on libère et qui reprend son souffle...sourire.
amicalement
Béatrice
http://www.mespoemes.net/cerise

Guy le lundi 30 juin 2014, à 14:05
Chaque seconde comptée est déjà notre passé.
Mais chaque seconde vécue est un pas avancé.
Belle mise en musique de ce "paradoxe" temporel.
Amitiés
http://www.mespoemes.net/renato

neige le lundi 30 juin 2014, à 14:36
"Une caresse dans le regard"
Tout est dit alors...----
http://www.mespoemes.net/neige

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 30 juin 2014, à 19:01
Dussé-je passer pour un flatteur, et tu sais bien que je suis sincère, ton écriture progresse encore. Bah, que les ami(e)s ne se vexent sous ces compliments que je t'adresse. Comme tu sais que je suis attentivement ton écriture poétique, je me plais à pénétrer dans le ressenti de tes mots, à travers la construction de tes poèmes. Comprends-je toujours le filigrane de tes vers ? Souvent, je me trompe !! Mais c'est tout moi. Cependant, je dois te dire que là encore il y a beaucoup de chose (ou peu de chose) exprimé dans tes vers. Tes illustrations sont choisies avec soin. En ce sens qu'elle collent de plus en plus, comme un prélude, à tes vers. Grotte, voyage de la source claire et purifiée vers la lumière et la liberté ?
Et soudain l'on entre dans le poème....ça y est....on y est !
Symbolique du temps pour commencer, ce temps implacable, qui peut être immobile, figé parfois, pour nous pour notre âme alors que continue à tourner les aiguilles dans une course infinie et dérisoire, qui ne s'arrête jamais. Où qui tournent trop lentement, lorsque la vie accélère notre âme, jusqu'à l'oppression parfois. Et, alors, dans le "tourbillon de la vie" comme le chantait Jeanne Moreau, l'enfer est à...."décomposer" comme tu le dit, à....."désassembler" pour reparaître à la lumière.
Et enfin, à nos aurores renouvelées, pétries de l'espoir du matin meilleur, le premier regard. Caressant sur le monde, caressant sur la vie. Oui, magnifique expression que cette "caresse du regard". Car nous ne regardons rien d'autre que le monde, et par là même, notre vie. Faisons-me avec bonté, avec paix. Caresses !
Voilà, chère Lola. Je te prie de m'excuser pour mes commentaires qui ne sont que bavardages stériles par rapport à tous ces mots charmants que te font nos amis, et qui visent bien plus juste que mes débordements logghoriques. C'est que mes mots s'étiolent peu à peu. Mais c'est pas grave. Inconsciemment, ton joli poème me fait rebondir sur une idée de poème, qui s'appellera "L'aurore des bals oubliés". Encore une histoire de marquis et de colombines assoupis par le Temps". Bah, il y avait longtemps que je n'avais pas posté de choses sympa. Je vais essayer cette fois. Tu vois, tes vers viennent fort à propos, même si mon poème n'aura rien à voir. Amitiés, Lola. Bises. Philip.

http://www.mespoemes.net/philipchevalier

bluegirl le lundi 30 juin 2014, à 20:26
LEMECDUCERCLEZUTIQUE,
En effet, cette première strophe est assez réussie tant mieux si l'ensemble est plaisant.


HERVE,
Oui, mon écriture est essentiellement une quête de sens que j'exprime. Merci de me donner ce mérite d'être admirée !


SALUS,
Si c'est musical,
C'est pas trop bancal !
Les aiguilles qui touillent
N'ont pas prit la rouille !!


RICHARD (ou LOUIS),
L'allaitement est un beau symbole du temps qui passe. Merci pour cette pensée.
J'ai effacé ton erreur de frappe.


BEATRICE,
Le concept du temps est un vaste sujet de méditation, que je ne me lasse pas de (re)découvrire/disséquer, compter, apprivoiser, réparer...c'est dire combien de visions j'en ai !
Ici, j'expose mes limites spacio temporelles...autant les reconnaitre, et tenter de savoir en quoi ça nous est utile (pour se rassurer), ou inutile (ne pas concevoir la différence).
Mes deux derniers quatrains évoquent justement la confusion des frontières pour l'un, et la détente pour l'autre...
Alors je ne m'étonne pas que tu as préféré la douceur libératrice !


GUY,
Je ne sais pas si le passé est une chose qui nous fait tellement avancer... sauf pour la vieillesse !
Mais tentons d'en tirer le meilleur parti, et pas se faire avoir par la confusion !


NEIGE,
Puisse la douceur nous réconcilier avec nous même et autrui !


PHILIP,
Ici, il est question de frontières qui sont à la fois des repères utiles, mais aussi souvent des entraves qui nous empêchent d'avancer.
La caresse est détente, donc "il ne tient qu'à nous même de..."
La bonté est dans ton regard qui atteint mes vers en y trouvant l'inspiration, tandis que tu connais tant d'auteurs reconnus comme des grands !
...
Merci pour tes vœux que je te retourne. Bonnes vacances, prends soin de toi.




: )
Un grand MERCI pour vos lectures et vos commentaires, enrichissant mon écriture.
Amitiés poétiques, Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl


lemecducerclezutique le lundi 30 juin 2014, à 23:00
La première strophe est tout à fait réussie , j'ai bien aimé les suivantes également , je vous rassure , vous pouvez m'appeler Jean - Yves , c'est quand même plus court à écrire que lemecducerclezutiquequiauntalentmonstrueuxtellementmonstrueuxqueçaendevientécoeurant :-)

Bonne soirée

bluegirl le mardi 01 juillet 2014, à 00:00


JEAN-YVES autalentmonstrueux,
Ma première strophe se démarque des autres par le ton universel, tandis que les autres sont plus du ressenti personnel.

J'ai beaucoup aimé Al-Hamdani...
(mais n'omet pas de te limiter à 2 postes par jour s'il te plait).
...
Tutoie moi donc et je t'appellerai Jean-Yves tout court : )
Bonne nuit !

Philip le mercredi 02 juillet 2014, à 21:11
Oh c'est gentil de dire que "la bonté est dans mon regard" (et aucune....."ambiguité" dans mon propos, lol !). J'ai toujours eu ce genre de bonté, c'est ce qui me donne un peu d'âme. Cette remarque, à toi qui me connait bien, se conjugue avec le "tu n'es pas un homme mauvais" que tu m'avais dit il y a quelque temps. De quoi atténuer mes doutes sur ma condition d'homme, c'est ç dire avec toutes mes faiblesses. Je suis donc repassé sur ta page de coms pour te remercier. Merci, Lola. Prends bien soin de toi, surtout. Amitiés et bises. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

Domidom le jeudi 03 juillet 2014, à 22:45
Très belle lecture...
Ton poème me rappelle une très ancienne chanson qu'interprétait (Berthe Sylva)....
(Si on pouvait arrêter les aiguilles), Hélas, beaucoup ont essayé, sans jamais trouver de solution....
bisous Lola...
Excuse mon retard....
Domie...
http://www.mespoemes.net/salus

bluegirl le vendredi 04 juillet 2014, à 20:31

DOMIE,
Je voulais pas arrêter les aiguilles !
Je souhaite au contraire dépasser l'enfermement dans certains souvenirs pénibles qui reviennent en boucle, et puis certains mécanismes qui y sont liés (dont il est parfois très difficile de se détacher).
Par exemple des choses qui vont revenir à des dates anniversaire, à des saisons, et qui ne s'atténuent qu'avec une grande volonté...très lentement, mais jamais vraiment ! Pourquoi ?
Il y a surement en nous cette part qui se raccroche aux souvenirs tels qu'ils soient, car nous nous sommes construits avec, plus ou moins consciemment, et que nous les gardons presque jalousement, juste parce qu'ils font de nous ce que nous sommes et ce qui fait notre différence.
Le souvenir n'engendre pas de nostalgie chez moi : si c'était bien, tant mieux. Mais c'est pas parce que ça durerait ou ça se renouvellerait que ce serait aussi bien !
Si c'était banal ou mauvais, je tente d'en tirer des leçons, mais c'est pas pour autant que la page se tourne définitivement.

Donc je ne fait pas partie du lot des gens qui aiment se tourner vers le passé. Je le fait seulement par utilité...une utilité qui a bien des limites !

Tu vois, ton retard m'a permit d'approfondir ce que je n'ai pas exprimé en vers, et peu en com !
Alors merci, en plus du plaisir de te retrouver. Bisous chère poétesse.
Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl

Ivy le samedi 05 juillet 2014, à 08:59
"Il y a surement en nous cette part qui se raccroche aux souvenirs tels qu'ils soient, car nous nous sommes construits avec, plus ou moins consciemment, et que nous les gardons presque jalousement, juste parce qu'ils font de nous ce que nous sommes et ce qui fait notre différence."
Bonjour Lola,
J'avais déjà lu et relu sans laiiser de commentaire.
J'ai bien apprécié cette réponse à Domie, car je me suis souvent posée cette question, 'Pourquoi' ?
Amitiés

Micheline le dimanche 06 juillet 2014, à 18:57

Le Temps ! Cette chose inexorable qui vous mange la Vie ! Que l'on ne peut ni freiner, ni arrêter, et, encore moins avancer ... Implacablement il assène les années ! Le Temps qui pourtant, n'est pas le même pour tous. Léger pour certains, pesant pour d'autres, mais aussi supportable quand il en prend la peine ! Mais oui ! Que comprendre dans cette "affaire" ? Le Temps, c'est le Temps ! Et puis rien d'autre !!! Dans tous les cas, vous vous en êtes tirée magnifiquement, et cependant, avec le Temps, il faut le faire !!! À vous, Lola, mon amitié temporelle ... Micheline.

bluegirl le dimanche 06 juillet 2014, à 21:27

IVY,
Eh oui, malgré nos différences, nous suivons à peu près les mêmes mécanismes !
Smile !


MICHELINE,
Le temps passe vite lorsque nous sommes heureux et s'étire lorsque nous sommes dans le trouble ou malades. Comme quoi, je ne fait pas mieux qu'autrui !
Sourire amical chère Micheline.
Lola.

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