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Bien sûr le sable ailleurs est aussi chaud
Bien sûr il est d’autres étoiles en d’autres cieux
Mais c’est ton cœur que je voulais
Entre mes mains
Dessous mes dents
Bien sûr il est d’autres chemins
Vers tant d’autres sommets
Mais je sais des lacs de montagne
Ignorés des humains
Qui ne valent tes yeux
Bien sûr l’amour est un désert
Où l’on désire de l’eau
Sans savoir où chercher
On n’aime que des fantômes
Qui nous viennent d’enfance
Et n’en repartent jamais
Et puis la fleur en se fanant
Prend le parfum de nos chagrins
Il est même certains regards d’enfant
Qui parlent de solitude
Je sais que je te perds
A mesure que je parle
A mesure mes mots
Sont le torrent qui creuse
Son adieu des sommets
Puis s’en va vers la mer
Comme on tutoie la mort
Que m’importe l’ailleurs
La douce voix de juin dans les blés murs
Ou la course des comètes aux firmaments fébriles
Qu’importent les navires aux flancs bouffis d’orgueil
L’arrogance de ceux qui disent
N’avoir jamais pleuré
Je m’étais empêtré
Dans les rets de tes yeux
Et je croyais y lire
Tout l’avenir du ciel
Qu’importe et je demande
La vie a-t-elle encore du sel
Après que tu sois
30 juin 2014
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