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Le chêne

le vendredi 18 juillet 2014, à 10:48. Posté par Pierre


    Un chêne était si grand que chacun l'admirait,
    Logeaient, sous ses rameaux, bien des pensionnaires ;
    Assurément doyen des multicentenaires,
    Nul ne doutait qu’il fût le roi de la forêt.

    Un fou voulait lotir le bois qui l’entourait
    - les bois sont anodins pour les millionnaires -
    Un juge emmitonné par les actionnaires,
    Impartialement, prononça son arrêt.

    Quand, par un beau matin de brumes floconneuses,
    On entendit soudain vrombir les tronçonneuses,
    Pétrifiés d’horreur, les oiseaux se sont tus.

    Il ne faut bien souvent qu’un instant pour détruire
    Ce que Nature a mis plus d’un siècle à construire,
    Lorsqu’un homme a l’esprit aussi borné qu’obtus.

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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
belespoirs le vendredi 18 juillet 2014, à 15:20
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http://www.mespoemes.net/belespoirs
quel dommage ! j'ai connu l'abatage d'un hêtre magnifique ! dans les mêmes conditions !pour un passage plus aisé ou autres futilités on abat un arbre qui nous à vu grandir qui fut le confident ou le témoins de nos joies ou chagrin ! vraiment dommage ! Amitiés

Domidom le samedi 19 juillet 2014, à 16:29
Toujours un grand plaisir de découvrir tes vers...
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/salus

rejane le dimanche 20 juillet 2014, à 10:54
Un bien joli texte hommage à notre mère Nature, que l'humain se fait un malin plaisir de détruire sans remords, hélas, trois fois hélas. Tu me donnes envie d'aller revoir ce chêne tortillard multi centenaire pas très loin de chez moi, que la foudre avait malmené il y a quelques années. Beau sonnet comme je les aime, bravo !

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http://www.mespoemes.net/rejane

Nhand le lundi 28 juillet 2014, à 19:18
Bonsoir Pierre,
L'Homme détruit chaque jour un peu plus la nature pour construire ses plans à lui... On peut le déplorer, on peut s'en réjouir, je ne sais pas... Ce qui est sûr, c'est que tout finit par se retourner contre...l'Homme lui-même ! Un chêne disparaît ici, mais combien d'arbres rares s'éteignent à cause de la déforestation, notamment dans les pays pauvres où peuples et villageois n'ont pas d'alternatives à la destruction ? Compliqué, tout ça... Reste que tu en as écrit un beau sonnet, comme d'habitude. Un bémol cependant : la synérèse de "actionnaires" qui tranche avec la diérèse de "millionnaires"...
Merci de toute façon pour cette élégante et belle poésie ! Et pour le message qu'elle véhicule. Bonne soirée.
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http://www.nhand2014.canalblog.com

nemo le mardi 29 juillet 2014, à 09:14
Bien vu Nhand, si "action" ne fait pas diérèse dans le langage courant, ce n'est pas le cas en poésie, surtout face à "millionnaire". Je corrige donc, Merci.----
http://www.mespoemes.net/nemo

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