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Une goutte nacrée a perlé sur sa tempe,
Minuscule grain d’eau, reliquat de la douche ;
En longeant un cheveu, comme on suit une rampe,
Elle vient sur sa joue et contourne sa bouche,
Hésite un court instant, puis, en accélérant,
S’élance vers sa gorge avant de glisser entre
Les courbes de ses seins. Par un parcours errant,
Elle descend alors vers le bas de son ventre.
Pour ne pas oublier le chemin parcouru
Par cette goutte dont j’ai suivi le voyage ;
Pour marquer sur son corps le trajet de ce ru,
De la langue et du doigt, j’en trace le passage.
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