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J’ai beau faire genre : « je suis un homme, tout va bien » bah faut pas se mentir trop non plus, cela me fait quelque chose, le fait qu’elle ne m’aime pas, ouais, quelque chose de pas chouette en vérité…
Sonnet.
Ton silence est partout, infini et total.
À chaque nouvel instant, à chaque nouvelle humeur,
Il impose une loi, de solitude spatiale,
De ma plus précoce conscience, à mes plus tardives heures.
Il est frontière, virus, exil, ordalie ou sentence,
C’est un théâtre de néant, une nuit sans phares,
Suspendu à son fil, mon oreille est en balance,
Et les vibrations de son rien, l’ensevelissent de noirs.
J’ai tant faim de t’entendre, qu’une miette de son,
Dans le creux de mon ventre, ferait une symphonie,
Mais, même ton plus mièvre bruit, me refuse sa chanson.
Depuis sept fois ce jour, tu m’enlace de déni,
Noyant de le Léthé, mes papillons, mes fleurs sonore,
Ainsi, tu m’a soustrais, de ta terre, tel un mort…
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