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Le ciel est au-dessus de moi,
poème peint dans l'ineffable.
La campagne a du vague à l'âme.
Mon rêve est au-dessus des toits.
La ville est quelque part, ailleurs...
Mais je ne sais plus ses lumières.
Mortes saisons, amis perdus...
Où sont les ans que j'ai vécus ?
Ici la nature s'impose
dans le balancement des jours
pareils aux branches qui s'effeuillent.
Automne sonne monotone...
Se peut-il que tout soit si calme ?
Lorsque la rage en nous bouillonne,
que le coeur est lourd d'impuissance
et que l'espoir nous abandonne.
Je me sens las du poids des autres.
J'ai le blue des amours trahies.
Le souvenir bleu d'un regard
me brûle au sceau de son silence.
Le ciel est fort comme un grand frère
qui sait la profondeur des choses,
le pourquoi de l'homme et des roses.
Le ciel est beau comme un oubli.
La vie est là, comme un appel.
L'important, c'est le temps présent.
Mes yeux ont réserve de pluie.
Mais je connais la paix de l'âme.
Car ton amour, humble et patient,
illumine nos jours d'ensemble.
Fond la grisaille des tourments
à la croisée de ton sourire.
L'eau du temps glisse sur les songes
et dans l'air, doux à en mourir,
un souffle étrange et triste emporte
la danse de l'ultime feuille.
Nous allons vers le rendez-vous
où nous saurons ce que nous fûmes.
Mais si la mort n'est qu'un début,
quand seront vrais nos rêves fous
NOUS DEVIENDRONS CE QUE NOUS SOMMES
AU FOND DE NOUS.
"Au Naufrage du Temps". (épuisé) Editions ARDAL 1985
Mordelles (35) Directeur de la collection le poète Pierre Montfort +
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