|
Du kif entre les lèvres, je mesure mon existence,
Sans toi. A côté de la longueur, du périple d’Ulysse.
Parce que la peine, les épreuves et l’errance,
Comme lui me tourmente, sous de divins caprices.
Dans la patrie mythique, de ton cœur bien aimant,
Je vais, ainsi qu’il retourne. C’est une tendre demeure,
Où Pénélope béni, de sa présence, chaque moments,
Où le repos enfin, enlace et berce, les pâles humeurs.
Tu navigue, je sais, toi aussi, sur les eaux,
Et inverse mais pareille, femme, tu es héroïne,
Qui souffre de Cyclopes, et de lourdes Calypso,
Et je suis la patience, au terme, de l’ordalie féminine.
Cette réalité de nôtre amour, a des traits de légendes,
Et je lis et relis en mon livre, sa chaude histoire,
Lorsque la nuit tristement, se déploie sur mon monde,
Et que loin de ton astre, je sombre dedans le noir…
|