poème d'ici et de toujours

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Histoire de nos deux mains

le mardi 09 septembre 2014, à 22:55. Posté par alain


    On regardait l’aurore
    Chacun de son côté
    Sans y croire plus guère
    Mais sans pleurer pourtant

    La grande nuit des hommes
    Dressait autour de nous
    Des murailles mythiques
    Pour bercer l’illusion

    C’était comme d’attendre
    Que se passe du temps
    Quand on regarde la mer
    Mais qu’on ne la regarde pas
    On regarde la mer et l’on ne regarde rien
    On est fait de l’attente
    Elle nous suffit en somme

    Sages On était sages
    Tels des enfants tristes
    A se dire que demain
    Serait comme aujourd’hui
    Pas plus gai Pas plus mal
    Juste comme aujourd’hui

    On s’est tendu la main
    T’en souviens-tu mon ange
    Sans paraître y songer
    Sans presque le vouloir

    On aurait dit Nos mains
    Le tunnel
    Aux deux flancs de montagne
    Qu’on se force à creuser

    Ou bien de la rive à la rive
    Les deux arches ouvertes
    Au devenir du pont

    Et ce fut à n’y croire
    Autant qu’on le prétend
    Dans les récits d’anciens
    Dans les livres d’enfants
    De la neige en été
    Des bourgeons pour Noël
    Un orage au Sahel
    Bill Evans de retour sur le piano du ciel
    La misère bannie
    L’arrogance défaite
    De la douceur d’aimer au lieu d’un code pénal
    Et de croire au bonheur comme loi de l’humain

    Oui ce fut à n’y croire

    Ainsi parfois C’est fou
    Dans le couchant chagrin
    Tout est noir d’ennui Pourtant rose d’envies
    L’oiseau trouve l’oiseau
    Qu’il n’avait pas rêvé

    Et de l’infime étincelle
    L’idée d’un feu follet
    Surgissent des brasiers
    Qu’on ne croyait possibles

    9 septembre 2014

<< Retour aux poèmes

 

commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Lucille le vendredi 03 octobre 2014, à 15:31
Une bien jolie composition, pleine de charme et de complicité... comme une histoire qu'on se raconte et qu'on aimerait croire.

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet