|
.jpg)
N'a-t-il donc vu le jour pour n'être qu'un modèle
Celui qui si longtemps pour l'histoire immortelle
Consacra ses efforts, ses jours infortunés
A ceux-là donc les mains, les destins enchaînés
Ne touchent les lauriers qu'au travers de leurs rêves
Ceux-là même orphelin, du gâteau et des sèves
D'un céleste transport son esprit animé
Reste pour les moutons le merveilleux berger
D'un immortel flambeau ce qu'il fait de sa vie
Amorce par son nom, les lois de la patrie
De Rimbaud à Lorca c'est bien là les meilleurs
Pour recouvrir l'abime en multipliant les fleurs
Leur vérité répond aux damnés de la terre
Par la voix de l'écrit qui produit un tonnerre
Instruit par son conseil, son cri au son d'airain
Le moindre travailleur, répond au souverain
Et donne à son discours l'intime allégorie
En puisant le soleil, l'arme de poésie
Ni un titre, ni l'or n'enrichit un humain
c'est seulement le cœur qui demeure divin
J'ajoute à mon tableau et rend grâce aux poètes
Qui élèvent nos jours, sans tambours, ni trompettes
Jamais le chant d'un roi n'aura autant d'écho
Que les écrits sacrés, les merveilles d'Hugo
|