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J’aime écouter ton cœur quand il parle d’amour,
Percevoir son murmure au fond de ton silence ;
Tous les mots qui sont tus battent comme un tambour
Dont le rythme, à ma vie, impose sa cadence.
J’aime aussi deviner dans le fond de tes yeux
Les rêves insensés que tu n’oses pas faire ;
En parcourant tes ciels semés de camaïeux,
Je partage avec toi leur troublante lumière.
J’aime, ô j’aime tant l’heure où m’apaise le soir,
Lorsque sur notre nid, doucement, la nuit tombe,
Quand nos corps fatigués s’estompent dans le noir
Et que sous un baiser, au sommeil, je succombe.
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