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C'est dans la nuit noire que chacun se réveille ;
Les yeux clos la journée, tâtonnant comme des aveugles
Les yeux ouverts le soir, lorsqu'il n'y a plus rien à voir ;
Il faut croire que l'ambiance nocturne est un grand miroir,
Il faut croire que c'est le noir qui juge et condamne sans aucun état d'âme.
C'est dans la nuit noire que chacun se révèle ;
Notre moi profond caché durant la journée refait alors surface
Et alors, certains pleurent pendant que d'autres dorment déjà,
Ceux-là, qui vivent leurs journées pleinement.
Il faut croire que beaucoup d'entre nous jouent en permanence un rôle en surface
Il faut croire que c'est seulement le soir que certains sourires se glacent.
Vivre le jour, mourir la nuit,
C'est ce que certains font sans cesse
Quel courage de supporter un tel rythme ;
Quel courage que de pouvoir sourire à nouveau.
Et malgré tout, il y a encore de l'espoir
La peur du noir, c'est la peur de l'inconnu
L'angoisse du soir, c'est la peur de soi
Ainsi en apprenant à se connaitre soi-même, peu à peu,
En prenant confiance et en acceptant ses travers,
Le reflet nous apparait plus clairement ; il ne fait plus peur.
Dès lors la peur du moi-inconnu éliminée, notre face sombre s'éclaircit,
Notre vision du monde s'élargit,
Et on grandit.
Le silence devient alors notre allié et nous aide à faire le point
La lumière de la journée n'est plus réfléchie uniquement, mais elle rentre enfin dans notre cœur.
Et face à cela, le noir,
Si angoissant au départ
N'a guère plus d'importance.
La pénombre fait partie de nos histoires ;
Il ne faut pas penser à la nier, à la détruire,
Simplement l'accepter, pour mieux se reconstruire.
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