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L'ombrelle

le mercredi 15 octobre 2014, à 00:33. Posté par Pierre


    Assis sur un banc je demeure
    Immobile : c’est bientôt l’heure
    Où vous venez, chaque midi,
    Dans votre robe d’organdi,

    Bien à l’abri sous votre ombrelle,
    - On jurerait une aquarelle
    Aux tons fleuris, une œuvre d’art ! -
    A votre cou, flotte un foulard.

    J’ai l’impression que je rêve,
    J’aimerais tant qu’il ne s’achève
    Et rester toujours à vos pieds ;
    Ô Madame, si vous saviez...

    Quand vous passez, je vous regarde
    Et sans que vous y preniez garde,
    J’effleure votre ombre des doigts,
    Ah ! quels doux instants je vous dois !

    Je m’enivre de votre image
    Mais je me force à rester sage :
    Vos lèvres, votre nez, vos yeux...
    Vous êtes belle... et moi si vieux.

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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
Micheline 1940 le mercredi 15 octobre 2014, à 12:32
Tout à fait délicieux votre poème, empreint de sentiments doux et légers comme une chantilly ... J'imagine même une voilette sur de beaux yeux baissés ! Belle écriture qui attache, et sa tournure pareillement ! Mes compliments, vous m'avez enchantée !
La toile est de Monet ? Renoir et Monet ont tous deux peint des femmes à l'ombrelle, mais cette facture rappelle la patte de Monet... Peut-être le portrait de Suzanne Hoshédé, la fille de sa seconde épouse Alice ? Une précision m'enchanterait !
Mes bonnes salutations,
Micheline.


Guy le mercredi 15 octobre 2014, à 15:57
Pierre vos poèmes sont toujours un art d'une incroyable finesse !
Quel plaisir de vous lire et de vous relire !

Pour Micheline, si je puis me permettre de répondre Pierre, il s'agit du tableau "Femme à l'ombrelle tournée vers la gauche " de Claude Monet, dont Suzanne Hoschedé fut bien le modèle.

Amicalement.

domidom le mercredi 15 octobre 2014, à 17:08
Un poème parfaitement écrit, sur lequel plane douceur et délicatesse...
Vous lire est toujours un immense plaisir....
Amicalement, Domie...

Nemo le jeudi 16 octobre 2014, à 16:49
@Micheline
Vous aviez parfaitement raison et Guy a donné le titre exact de cette peinture qui se trouve au musée d'Orsay. Vous me voyez ravi de vous avoir enchantée...
@Guy
Votre commentaire est très gentil. Malheureusement, cet "art" n'est plus très prisé aujourd'hui. Merci d'être passé me lire.
@Domie
Alors, pour votre plaisir, je m'efforcerai d'en écrire d'autres, rien que pour vous...

Réjane le samedi 18 octobre 2014, à 13:32
Tes mot habillent cette toile parfaitement, l'art est universel et s'imprègne de toutes les émotions de la vie. Bravo, une fois de plus, pour avoir su parfaitement traduire l'émotion qui ressort de cette peinture.

louis le samedi 18 octobre 2014, à 15:23
"O toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais!", nous dit Baudelaire dans "A UNE PASSANTE".
Amicalement. Richard.

Nemo le mardi 21 octobre 2014, à 18:20
@Rejane : tu vas me faire rougir de plaisir !!!
@Louis : en écrivant ce texte, je n'avais pas pensé à ce rapport évident avec le poème de Baudelaire, mais tu as parfaitement raison de le souligner. Merci.

Micheline 1940 le mercredi 22 octobre 2014, à 11:59
Merci à vous Guy, comme à vous Pierre pour les réponses données à propos de " La Femme à l'Ombrelle " de l'immense Monet. Bien à vous et excellente journée.
Micheline.

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