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Le 7 septembre.
Je n’étais pas cet homme mature que je pensais être, je ne savais pas être patient. Je réalise lentement à quel point mon attitude envers toi ne t’à aidé en rien.
La situation en un sens est ironique, depuis qu’il y a eu cette cassure entre nous, je ressens bien mieux le sentiment que tu as pu éprouver quand tu me parlais de l’amour et là que tu es devenue silencieuse, je commence enfin à entendre tes mots.
Depuis que mon âme est malheureuse de t’avoir perdue, je peux accéder aux états de la tienne.
Je te remercie pour l’espoir que tu m’as donné et je te prie de pardonner l’ingratitude qui fut la mienne.
Émotionnellement, j’ai fait preuve de faiblesse et intellectuellement, je n’ai pas pris le bon chemin.
Il n’existe pas de formule magique pour rattraper les erreurs commises et peu importe les exploits que dans cette vie je pourrai accomplir, peu importe les endroits où je pourrai aller, il n’existe pas de pierre, qui, comme changeant le plomb en or, puisse changer la réalité de ton absence en rêve de te revoir.
En aucunes des journées qui se déroulent, ma volonté ne parvient à se dresser face au monde, pourtant que je n’envisage pas de m’éteindre, exister, est semblable au périple d’Ulysse, et même si dedans mon histoire, il ne manque pas de Charybde et de Scylla, sans espoir, il n’y a plus d’Ithaque vers laquelle revenir, et sans toi, il n’y a même plus de raison de vouloir survivre à la mer.
Tu as vécu des choses que j’ignore, je ne sais pas ce que tu as vécu et je ne sais pas ce que c’est que de vivre ces choses là, surement que je ne suis pas encore mûr pour le comprendre, pour comprendre ce que tu ressens, ta cicatrice, tes difficultés, tes besoins, tes aspirations, tu es une maman et une vraie femme, près de toi je me sens si petit, tellement insignifiant.
Je suis heureux de t’avoir connu, d’avoir eu la chance d’avoir cet espoir d’être avec toi.
En voulant aller vers toi, je me suis affronté moi-même, j’ai perdu souvent je gagnais parfois, aller vers toi me motivais à me relever lorsque je ne voulais plus que m’étendre, à me battre au lieu d’abandonner, grâce à toi j’ai appris à faire encore un pas en avant.
Cette fissure entre nous, est un peu comme l’entaille de la mort, tu as quitté ce monde où je vis et bien que je ne puisse te demander une dernière indulgence, je souhaite qu’en cet ailleurs où tu es, tu ne porte pas trop de mauvais souvenirs de nous…
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