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Oh non ! ne partez pas ! Restez encore une heure,
Pensez que ces instants n’existent que pour nous
Et laissez-moi poser mon front sur vos genoux
Avant que le jour meure.
Madame, avant que vous ne quittiez ma demeure,
Permettez que je cueille, afin de m’apaiser,
Au bord de votre lèvre un tout dernier baiser
Avant que le jour meure.
Ces sanglots que j’entends, est-ce le vent qui pleure ?
Oh, Ma Mie ! une larme, une perle... un espoir
Que peut-être demain, je pourrai vous revoir
Avant que le jour meure.
Je sais que le miroir du passé n’est qu’un leurre,
Mais quand je serai seul, je revivrai pourtant
Le charmant souvenir de ce trop bref instant
Avant que le jour meure.
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Illustration : Homme reposant sur les genoux d'une femme, dessin d'Antoine Goypel
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