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Je ne sais plus rêver…pour autant je butine,
Au réel qui se meurt ou se perd en silence,
L’atmosphère d’un songe, en idée d’espérance,
Pour être dans l’oubli de mon âme chagrine.
Voudrais-je ainsi peupler de quelque imaginaire
Le temps sans importance où s’égarent ces jours
Que je pleure, conscient d’inutiles détours,
De n’en jamais quitter le cours de l’ordinaire ?
Mais comment puis-je atteindre une force nouvelle
Qui ne soit pas nourrie juste d’un illusoire
A qui je cède, las, tous mes faits de mémoire
Contrariant à jamais leurs valeurs essentielles ?
Faudra-t-il s’attarder au vécu de l’instant
Non dans ce qu’il aurait de futile et d’ennui
Mais ce qu’il livrera de détails envoûtants
Pour un cœur vagabond en recherche d’appuis
Et de raisons de vivre en rêvant d’être grand… ?
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