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Tu ne t’es pas instruite sur le banc d’une école
Tu n’es nulle part inscrite pour passer d’examens
Tu avances dans la vie sans te pousser du col
En blessant tes pieds nus sur les pierres du chemin
Mais partout où tu passes tu ne perds pas le Nord
Tu portes de jolies robes et des bijoux sonores
Avec de douces mimiques des promesses à la gomme
Tu éveilles le désir dans le regard des hommes
Tu manges au bord des routes et dors en caravane
Tu prises le tabac et fumes le havane
Les guitares t’accompagnent quand tu cambres les reins
Tes pas martèlent le sol au son du tambourin
Tu danses la séguedille en frappant dans tes mains
Tu donnes tout au présent sans peur du lendemain
Tu conserves le feu que gardaient les vestales
Et tu lis l’avenir dans les lignes de la main
Car tu sais que les hommes souffrent d’un mal commun
Et que les maux du cœur agissent sur le mental
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