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C'était un fichu poète,
Poète de rien du tout.
Ne chantait dedans sa tête
Que des vers de quatre sous.
Il était toujours en quête,
De pain moins que d'amitié.
Pour lui c'était toujours fête,
Preuve qu'il était fêlé.
Refrain
Il croyait au Paradis.
C'était sa philosophie.
Au Paradis ici-bas.
C'est là que blesse le bât.
Avec sa gueul' de travers
Et son corps tout de guingois,
Avec sa gueul' de travers,
Jamais il ne marchait droit.
Il devait manger ses vers,
Il mangeait n'importe quoi,
Il avait un peu comm' l'air
L'air d'un vous savez bien quoi.
Il mourut comme il vécut,
Prenant çà comme le reste.
Il mourut comme il vécut,
Quand la rime y était.. presque.
Comme il n'avait pas un sou,
Oncques donc ne s'en émut.
On le jeta dans un trou
Et puis on n 'y pensa plus.
Pourquoi faut-il que ce soir
Me revienne en la mémoir'
Ce quatrain qu'il récitait
A qui voulait l'écouter :
"Pour être heureux dans la vie,
Il faut en avoir envie
Et pour en avoir envie
Il faut croire au Paradis."
Dernier refrain
Lui croyait au Paradis.
C'était sa philosophie.
Au Paradis ici-bas.
C'est aussi ce que je crois.
Ecrit en 1992 à Betton (35)
Tout droit réservé
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