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Que faut-il apprendre des riens qui nous façonnent
Par ce que l’on en rêve, à dessein d’être grand,
Sans être à l’unisson d’une âme qui résonne
Aux songes affectés du réel des vivants ?
Que faut-il apprendre d’un cœur qui la console
De se perdre en chemin à d’inutiles quêtes,
Quand l’intime de l’être à jamais se désole
De ne pas consommer ses envies de conquête ?
Que faut-il apprendre des heures en sommeil
Qui égrènent le cours lénifiant des années,
D’une enfance d’ennui et de quelques éveils
A des jours épuisés aux vaines destinées ?
Que faut-il apprendre d’un reste de conscience
Transcendée aux dénis allégeants qui nous damnent
Au prix de l’illusion d’une toute-puissance
Qui néglige la vie offerte en filigranes ?
Que faut-il apprendre d’un néant accompli
Dont la raison de naître lui fut notre émergence
Quand une parenthèse d’existence en repli
Est celle de rallier son éternel silence… ?
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