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Quand la forêt s'incline et pleure sa douleur,
Goutte à goutte naissant d'une brume chagrine,
Lorsque l'aube revêt la lumière sanguine
Qui éclaire si peu le manque de couleurs,
Les arbres désormais, inanimés et nus,
Dans le matin glacé dessinent ma blessure
De leurs bras décharnés sur un ciel sans parure
Comme un automne gris se fond à l' inconnu.
Mais que restera t'il, en ces lieux rendus sombres,
Où les questions posées lentement se défont
A jamais écrasées par la lame de fond
Comme tout ce qui fut avant que vienne l'ombre ?
Résignés, impuissants, nul ne sait la raison.
Quand s'ouvre l'essentiel, la peur n'est plus de mise
Et si mon pas se perd vers la terre promise
Qu'il soit un peu le vôtre au rythme des saisons.
Un voilage blanchâtre épouse le chemin,
Les sons comme étouffés ont perdus de leur force,
Ne reste plus qu'un mot que cet hiver amorce
Le plus simple merci ... il neigera demain....
9/12/2014
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