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J’aime la vie d’en ville et les âmes passantes
Qui s’en vont et s’en viennent au hasard des chemins
Tracés par l’imprévu des rues qu’elles arpentent,
Espérant y trouver raison à leurs desseins.
Ainsi naissent les songes auxquels on se raccroche
Dans la clarté des feux brûlants d’urbanité
Qui offrent l’illusion d’une nouvelle Antioche
Pour être d’exception, empreint d’édilité.
Dans l’au-delà pourtant d’attrayantes lumières
Se plaisent et sévissent quelques entités sombres
Qui savent agiter les peurs qui nous altèrent
En déni des fortunes cachées sous les décombres.
Et pour demain rêver d’équilibre des choses
En ruinant les chimères d’un trop-plein d’abondance
A l’écart de la haine et ce qu’elle suppose,
Il est de l’incertain comme d’un doute immense
Qui laisse dériver au cours de l’espérance…
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