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Ils ont longtemps fait le voyage
De London ou Valparaiso,
Ont connu les appareillages
Des petits matins de Frisco.
Ils sont parfois resté en rade
De Brest ou de Tatakoto,
Mais sont montés à l'abordage
Sous les couleurs de Saint-Malo.
Refrain
Oh! Oh! Oh!
Oh! Oh! Oh!
Où sont les bateaux
Qui dansaient sur l'eau ?
Ils ont fait la pêche aux mirages
Au moins autant qu'aux cachalots
Ont bravé la mer et l'orage
En méprisant peurs et bravos.
Pêcheurs, marchands ou de carnage,
Non pontés ou huit cents tonneaux,
Petits ou grands, faits de courage,
Ils étaient beaux nos vieux bateaux.
Ont pu visiter les Cyclades,
Les trésors de l'île Coco,
Ont jeté l'ancre sous Carthage,
Vu Venise de Torcello.
Ont franchi le Horn à la nage
Et fait escale à Tampico,
Ont transporté tant d'équipages
A Melbourne ou à Colombo.
Ils ont terminé leurs voyages.
Adieu ciel bleu d'Acapulco !
Adieu fleurs de la Désirade !
Adieu Sargasses ! Adieu Rio !
Ont même parfois fait naufrage
Sur les récifs de Bornéo.
Oh ! Les longues estafilades
Aux icebergs de l'île Bylot.
Adieu bals, ballets et balades !
Adieu bordées des matelots !
Sont bien finies les embuscades
Et les caresses des vents chauds.
Ont servi plus et davantage
Jusqu'à user leurs pauvres os,
Vieilli en oubliant leur âge,
La retraite et le long repos.
Sont devenus paniers à crabes
Arêtes vives en leur morte-eau.
Mais le vent conte leurs voyages
Aux enfants des vieux matelots.
Et puis une nuit déménagent.
"Tiens où sont passés les bateaux ?"
N'en reste plus que des images.
Dorment enfin dessous les eaux.
Dernier refrain
Oh ! Oh! Oh ! Oh !
Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Rêvent les bateaux
Qui dorment sous l'eau.
Les S des pluriels ne se prononcent pas forcément en chanson. Exemples : arêtes vive(s) en leur morte-eau ou Adieu Sargasse (s).Adieu Rio !
Paroles et musique de René SAUVAGET de la Rivaudais (Tous droits réservés)
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