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Hélas, dans un temps jadis nous étions libres,
Errant dans la fraîcheur des forets sauvages
Parmi esprits, cerfs nobles et son équilibre
Nous cherchions d’un cœur pur l’ancien élevage.
Homme blanc, la lymphe des arbres est notre lymphe !
Hélas dans un temps jadis nos chants s’mêlaient
Aux chants des aigles, les promesses des cieux
Aux chants des ours fiers sur leurs sommets précieux
Aux chants des vents qui sur les plaines bêlaient.
Homme blanc, la voix de la nature est notre voix !
Hélas dans un temps jadis était la terre
Les fleuves étaient le sang de nos ancêtres
Dont le souvenir dans nos pensées erre
Quand ils se révèlent dans les secrets êtres.
Homme blanc, la terre est notre mère !
Hèlas dans un temps jadis était la terre,
Ou sont les esprits amicaux des vieux bois ?
Ou est l’aigle qui sillonne cette guerre ?
Où est le songe d’amour pur et coi ?
Homme blanc, sache que la terre n’est pas tienne,
Mais tu es son humble fils et elle, ta mère aérienne !
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Les cinq éléments
Eau !
Source de Purification, Régénération, Vie
L’eau qui balaye et exauce le sol,
Le rêve de Nun qui s’assouvit
Dans les racines des saules,
Dans les étangs cachés des dryades,
Dans les océans immortels,
Dans les fleuves de lymphe naïade
Des ancêtres le serment des autels.
Soumise au cycle charnel sans fin,
Sa valeur dans les grands songes des dauphins.
Air !
Le valse des désirs, le lien du sort
L’air qui console, l’air qui écrase
L’air, âtre des dieux, des libres essors
Au vent confié les sécrètes phrases,
Le cœur de l’homme à la gentille brise
Les espoirs des hommes aux nuages
Mais aux tempêtes les craintes, la traîtrise
Dans cette union d’amour et haine sans age.
Soumis à sa forme de spectre,
De la lyre de la vie l’invisible plectre.
Feu !
La Ténacité, la Passion, les Hantises
Le feu qui brûle dans nos esprits
Le feu de l’amour, de la rage, des convoitises
L’élément ardu de nos rêves épris.
Le feu qui change la matière,
Le feu propice de l’aube des êtres,
Le feu de Volcan, le feu de l’enfer
Des mythes écartés un maître.
Soumis à être sans substance,
Nulle âme ne lui fait résistance.
Terre !
La Solidité, la Matière, la Rigidité
Liés aux culte de mère Cybèle,
Les hommes dans cette captivité
Du destin commun et parallèle.
La terre foyer des êtres charnels,
Des forets sécrètes, des rivières
Des vieilles montagnes originelles,
Des créatures d’aujourd’hui, d’hier.
Soumise à la volonté du temps,
Sans elle tout être serait hésitant.
Ether !
La seule Perfection,
Aruspice de tout, maître des éléments
Des leurs équilibres et fusion, la jonction,
Pour le navire de la vie le gréement.
L’Ether des planètes, des aubes
Des étoiles d’espoir, des rêves
Des aspirations du globe,
De ses âmes songeuses sans trêve.
Le Sierrois
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=lesierrois
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