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Le temps, l’espace, s’entrelacent
Lascifs, suaves, sensuels,
Dans un ciel rose où ils s’embrassent
S’étreignent homosexuels
Depuis des siècles en ménage
Indivisiblement unis
Ils voguent en pèlerinage
Vers l’éternel et l’infini
Pardonnant ceux qui les séparent
Les scindent dans des équations
Où leur raisonnement s’égare
En vaines élucubrations
Ainsi que moi dont la ficelle
Tient prudemment le pantalon…
Et qui toise avec mes bretelles
Là-haut leur valeur étalon
Et bien ! Ce n’est pas une blague
En la trouvant j’ai défailli
L’espace était un terrain vague
Où jouait le temps de ma vie…
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