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Au premier regard, tu m’as conquis !
Dans une caresse du regard,
J’ai su que, comme une mélodie,
Que rien ne fait partie du hasard.
La soif que j’ai lue dans tes doux yeux
A fait fondre mon cœur de marbre, vieux,
Effrité par le temps de nos peurs,
Erodé par la pluie de nos cieux,
Effaçant ainsi le trouble aveu,
Et asséchant l’amont de nos pleurs.
En sachant que tout est éphémère
Je t’offre l’écuelle de l’espoir
L’âtre de mon cœur comme litière
Et faire partie de nos nuits noires !
Franck Wilfried Amaurroch
Paray-le-Monial le 22 décembre 2014

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