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Cheveux en flots
Mordorés de soleil,
Tels des ruisseaux en des lits d'éther
Treilles si fines que l'on dirait des brumes,
Chevelure qui fume
Et ce regard si pur
Elle avait le coeur bleu
Du bleu clair de ses yeux
Tout plein de sentiments d'azur...
Elle avait le coeur pur...
Et mon coeur en fusion
Rouge de passion
S'est brisé
Au glacier de ce coeur étonné
Dans mon lit d'amertume
Aux plumes de pensées,
Je pleure et je fouille
Le passé qui s'embrouille
En des voiles de larmes
Où s'estompe le charme
Et les cheveux en flots
Les treilles,
Les ruisseaux,
Et la taille d'abeille,
Et le regard si pur
Et le coeur plein d'azur
Sombrent dans l'oubli,
Brume infinie
A la teinte de lune,
Salée comme un ruisseau de sanglots,
Dans le lit de la nuit,
Dans la nuit de ma vie.
Une étoile est passée,
Un sourire s'est enfui
Dans l'étrange galaxie
Des rêves effacés.
Dans mon lit d'amertume
Aux plumes de pensées,
Je pleure mon bonheur
Envolé à jamais,
Isolé
Dans la nuit de ma vie.
(Paris, juillet 1961)
Pierre
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=bruneau
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