|
Et dessous le drap satiné de minuit,
Abandonné aux houles d’un rêve chaud,
Alors que l’extérieur lentement s‘évanoui,
Et que l’être s’affranchi, de la logique des points cardinaux.
Avec toi je viens naviguer, sur les chaleurs océanes.
À travers la transe, absolue et mystique de l’amour,
Il n’y a ni Poséidon, ni cyclope, ni sirènes,
Juste une immense profondeur, où s’enlace lumière et velours.
Nous sommes Desdemone et Othello, bien avant le doute.
Deux guitares qui résonnent, de la même musique.
Deux fumées qui se mélangent, en un même volute,
Amants, le plaisir nous égalisent, dans une équation cosmique.
Nous avons laissés le port, du matériel et glissons,
Emportés par l’indolence, sur les ondes de caresses lascives,
Dérivant, flottant, nos êtres nus à l’unissons,
Et ma raison s’avoue enfin, à cette langueur fictive…
|