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C’est ton anniversaire, Anne, et pourtant, les larmes
Ont l’odeur de ton sang versé sur du métal !
L’ivrogne est bien trop plein, pour lui tout est normal,
Même s’il a tué l’innocence et le charme !
Tu te mariais demain, Eric, et ta fiancée
Se faisait une joie à cet événement.
Le blanc se change en noir, et cet enterrement
Consacre la douleur : la mort sur la chaussée !
Un brevet ça se fête, Antoine, entre tes potes,
Il faut savoir trinquer et croire en l’avenir !
Ne prends pas ce cyclo que tu ne peux tenir,
Ecoute-nous bon sang ! si tu meurs c’est ta faute !
Saoûlons-nous mes amis fêtons cette victoire !
Déambulons les rues à fond sur le plancher !
Ivresse et cris des sens, surtout quand est lâché
Le volant du fêtard au destin dérisoire !
Combien de vies gâchées à l’occasion de fêtes
S’étaleront ainsi sur le beau macadam
Qu’on soit ou bien connu ou bien simple quidam
La route est terminus quand trop de vies s’arrêtent !
Pierre Brandao
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