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Il n'est pas de distance, au cœur inaccessible
Reste l'ange éternel, l'étoile inamovible
Murmure à mon oreille autant de mots d'amour
Qu'égrène l'angélus pour annoncer le jour
L'astre moins que tes yeux n'illumine ma plume
J'ai cueillis tant de fleurs que ma source résume
En déliés soyeux ta gloire et ton soleil
Bu tant de nectar d'or à ton blason vermeil
Qu'au bord de ton regard flotte ma rêverie
Quand l'aube est sur ton front s'argente ma prairie
Lorsque mon blanc corsage éveille ton désir
J'aime le rossignol que ton flot fait mourir
J'ignore le malheur quand ton ciel me dévore
Je fleuris mes sonnets au chevet de l'aurore
Un temple à mon bureau te consacre, son temps
Quelque sois la saison tu restes mon printemps
Une muse en mon cœur s'imprègne de ton livre
L'avril de ton ruisseau c'est mon bonheur de vivre
Les oiseaux de ta voix caresse ma volupté
Et charment gentiment mon amour enchaîné
Ton plaisir me convie à la fête champêtre
Ton adorable esprit sublime tout mon être
Des sommets inconnus accueillent mon essor
Répandent leurs clartés devenant mon trésor
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