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Si tu te sens trop seule, orpheline en ce monde,
Et que ton cœur est triste, inondé de chagrin,
Lorsque tu sens venir un orage qui gronde,
Je mettrai du soleil dans ton ciel lourd d’airain,
Si tu te sens trop seule orpheline en ce monde.
Si la touffeur d’été t’insupporte et t’accable,
J’invoquerai pour toi le baiser de Zéphyr
Et je détournerai l’Estime inépuisable
Pour que son eau si pure aille te rafraîchir,
Si la touffeur d’été t’insupporte et t’accable.
Si le Noroît te glace et que ton corps grelotte,
J’attiserai le feu qui depuis longtemps dort ;
Quand dehors, on entend la Terre qui sanglote,
Viens au creux de mes bras, je te serrerai fort,
Si le Noroît te glace et que ton corps grelotte.
Et si tout simplement, pour briser l’anathème,
L’espace d’un instant, effacer tous tes maux,
Plutôt que, maladroit, t’écrire un long poème,
Si j’osais, à mi-voix, te susurrer ces mots :
Je t’aime.
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