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Il y a dans l’attente
l’impatience du devenir
il y a aussi le lâche soulagement
d’un devenir possible
sans que le pire soit avéré
et en laissant au meilleur une chance encore.
Il y a dans l’attente
le désir gourmand du plaisir annoncé.
Il y a dans l’attente
ce temps de pacification qui réunit
dans cet espace sans essence
tout et son contraire
et l’infini des possibles.
Il y a dans ce temps long,
le temps court qui s’enfuit,
prescience de ce qui adviendra
dans le vivant incarné.
Il y a de la pédagogie enfin
dans cet apprentissage du désir
non pas seulement pour apprivoiser un réel futur
mais aussi pour se prémunir du désespoir
d’une réalité non conforme.
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