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Je t’ai vu aux premiers jours.
Je n’ai pas pleuré d’amour.
Mon coeur a frémi de tant de larmes versées en son sein.
Mon être s’est élargi de tant de joies coulées dans le mien.
A l’univers de ton âme, la mienne a répondu dans la vibration du soleil
Qui t’avais vu naitre après cette longue nuit de délivrance, pareille
A celle qui avait permise la Création :
Nuit, jour, eaux, terre et puis tout les vivants mondes.
Continuité de la naissance des nations
qui dansent autour de la terre dans une ronde.
Déjà paré de ta chevelure,
de tes grands yeux ouverts,
de ton sourire répondant aux sourires de ceux venus t’accueillir,
de tes mains agrippant celles qui se présentent à toi pour t’offrir
ce monde plein de tout ces verts
et de ces bleus des mers et d’azur.
Ton aventure est lancée.
Ta quête a commencé.
Tu n’en connais rien,
Mais tu le sais bien
La route et les chemins que tu emprunteras,
La pluie qui assouvira ta soif et qui te lavera,
Les fleurs qui, pour ton âme, t’ illumineront,
Les fruits qui, pour ton corps, te nourriront,
Les êtres qu’avec ton coeur, tu connaitras
Et le soleil qui toujours te réchauffera ;
Tout, comme en ce premier jour, ne sera que dons
Auxquels il te faudra te préparer, dans l abandon,
A les recevoir dignement comme l’espérance,
Tenace et courageuse, de l’ultime délivrance.
Ta mère est ma fille.
Je l’ai vu naitre, comme toi.
Comme toi, je l’ai prise dans mes bras
Serrant cet Amour de toujours
Contre mon corps, fragile à jamais de sa fragilité.
Contre mon âme, forte à jamais de sa force.
Tu es son roi,
Elle est ma reine.
Ton père est mon fils.
Lui, je ne l’ai pas vu naitre.
Je ne l’ai même pas serré dans mes bras.
Ma fille s’est donnée à lui pour toujours.
Il est celui par qui ma fille renaquit à l’unité.
Par qui cette Amour originelle s’est transmise.
Tu es son prince.
Il est mon prince.
Ave Augustin !
Longue vie à toi !
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