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Tes moulins de prières se sont tu
Aux portes des lamaseries tombées, dans l'ignorance
Tes écharpes blanches en banderoles, au vent, ne claquent plus
Mégaphones tonitruants imposés des voleurs de silence
Moines et lamas massacrés, pourchassés, population décimée
Mandalas piétinés, textes sacrés dérobés, brûlés
Tes scultures de beurre pleurent,
L'horreur en génocide de l'envahisseur
Ecrasées, opprimées, torturées tes âmes,
Jusque le Potala en Lhassa, sans armes
Universel silence affligeant, participant dans l'absence au drame
Petit pays en Toit du Monde
A l'immense sagesse, maître compatissant, respectueux jusque la tombe
Ô Tibet, tes colons chaque jour, teintent ton visage d'ombre 
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