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Viens, donne-moi la main, entrons dans cette toile,
laisse-moi t’emmener aux jardins de Monet ; Vois,
au bord du chemin, dessous les verts feuillages,
les nappes de soleil qui font danser les fleurs tels
des feux de couleurs.
Viens, nous verrons peut-être au détour d’une allée,
près de son chevalet, coiffé de son béret et la barbe
en broussaille, l’artiste terminant sous le chant des
oiseaux volant dans la charmille, le portrait de Camille.
Oh! regarde ce pont qui enjambe l’espace et nous
conduit bien loin, au bout de l’orient ; allons nous
reposer au bord de cet étang où quelques nénuphars
proposent leur décor aux jeunes demoiselles.
Et quand viendra le soir, nous entendrons la pie rap-
porter à l’entour qu’elle nous a surpris, comme des
tourtereaux, allongés sur la mousse, et que, fort
tendrement, j’ai posé sur ta bouche, un doux et long
baiser, que tu as accepté.
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