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Nous avons façonnés la glaise des mots,
Et érigés des phrases, comme des statues de Rhodes.
Modelant la partition d’une musique verbale,
Nous fîmes sonner sublime, la note de l’amour.
Là, que minuit déploie ses humeurs célestes,
Nôtre zénith émotif a vieilli et pourtant,
Sur l’horloge de mon cœur les aiguilles se souviennent,
Alors que l’instant lui, a continué son voyage.
Morphée de sa flûte vient charmer mon esprit,
Et la marée du rêve m’emporte vers le large.
Peut être que sur les ondes, déjà tu t’abandonne.
Nos chairs, se réalisent en une équation de distance,
Immatériels, rejoignons nous là bas, comme sur une ile nue,
Et parlons nous encore, pour que fleurisse un printemps…
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