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Tout Être est Clandestin......

le dimanche 08 février 2015, à 00:34. Posté par Avenance


    Tout Être est clandestin......


    …..Un Cri, un Souffle, à chaque fois et de multiples fois, se délient,
    Se déchirent dans le Frémissement liquide, marmoréen des cuisses
    Et la Chair veut la Chair et se veut et s'arrache à la Chair, s'ébruite
    Et se proclame dans l'Expansivité aveugle d'elle-même, archaïque
    Et nouvelle, arrachée à la Perfection de l'Oubli, au Lac d'Immensité,
    Au Pur Silence exquis de l'Inscrutable, son inintelligible Non-Réalité,
    L'Anténatal et le Dissimulé. Tout Être est un arrachement.....
    Sans Souvenir du Naître, sans Expérience du Périr, à peine sommes-nous
    Dans l'Entre-Deux, une Personne une mais de multiples Moi cherchant
    L'Inaltérable, vaguement dénommés, localisés dans le Hasard des
    Circonstances, vaguement épaulés par le Secours d'Autrui qui nous
    Fera bientôt défaut, traînant avec nous-mêmes le lourd Manteau de
    La Mélancolie, la Faim dans les Viscères et la Soif à la Bouche et
    Le Viatique de peu pour l'Improbable Promenade, avec toujours
    Repris, l'Appel des Ombres et de la Tombe, mélopée de la Terre.
    Tout Être est le masque d'une Ombre.....
    Tu ne seras jamais toi-même, avec la Besace de Peur qui te leste
    Le Corps et les Rêves, la Horde grimaçante des Autres jamais
    Apprivoisée et Vous, les Amis inconnus, les Ressemblants étranges
    Qui vivez et mourez sans Parole, tu ne seras jamais toi-même mais
    Ce Rempart de Peau, cette Falaise, une Île inabordable dans le
    Tumulte des Rochers qui t'empêchent et pourtant te protègent, tu
    Ne seras jamais que cette Déficience, que cette Attente de qui ne
    Viendra pas, cette Perplexité et ce Hiatus que Rien ne comblera,
    Ce Miroir étoilé de Fissures tranchantes. Tout Être a sa Loi dans
    L'Injuste.....
    Et toujours , nous serons dans la grande et sauvage Nature, Dépaysés,
    Rêveurs, Désabrités et Clandestins. Pouvoir ni Vouloir ne sauraient
    Accéder à la Paix Bienheureuse des Dieux. Dans la jarre d'argile, il
    Ne resta, dit-on, que les Délices de l'Espoir pour les Mortels. Honteux,
    Tremblant, couvert de Lassitude, j'envie la Paix des Morts, leur
    Indéfectible Justice, la Terre sans Mal où ils reposent. Ils ont rejoint
    Probablement la Sérénité sans Pareille, la Clandestinité. Aux Heures
    De Souffrance et de Mélancolie, aux Heures d'Injustice, L'Amicalité
    Pour la Paix des Morts aide les Errants que nous sommes, nous
    Pacifie. Tout Être est Clandestin......

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