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Petit essai, très libre, sans style, sur les variations d'un cœur...
La caresse de ton souffle
Esquisse le frisson
D’un cœur fébrile,
D’un empire voué au sépulcre
Hélas ! Consumé d’un feu inavoué,
Innocente dryade,
L’arbre de vie ploie
Sous les larmes de mon linceul de cendre.
Ma passion giflée d’épines,
Ta main nuage filant,
Nimbe d’un voile austère
Mon éternel crépuscule
L’ombre indolente chasse l’espoir
De mon âme au trépas
Tapis dans ce coin de verdure
Que sont tes yeux, perles de jade…
Insolence absolue, blême enfant,
Vois mes rêves naïfs
S’échouer sur les blancs récifs
De tes rives interdites
Quelle errance que ce chemin de martyr,
Pavé de souffrance, pavé d’inachevé,
Battu par des vents violents
Ignorés de tes charmes
Mes pensées sont un crime,
Mon crime est d’aimer
Mais l’amour est un joug
Dont l’issue se dérobe…
Et toi toute de légèreté,
Toi, fruit aux délices d’Eden,
Exquise silhouette, ballotée aux alysées
Tu arraches à mon âme ses ultimes soupirs
Les embruns de mes larmes
Meurent sur l’astre pâle,
Ecume d’un désastre
Aux frontières de mon agonie
Ta voix flotte dans ma boîte crânienne,
Telles ces flanelles antiques
Qu’agitent en vain
Les idoles d’Eros…
Je lève des yeux fades
Sur le bleu du ciel
Et dessine ton visage
A l’encre de ma mélancolie
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