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Les arbres dénudés ont posé sur le sol
Leurs habits bigarrés qu’un tourbillon emporte ;
Le vent du nord, glacial, en passant sous la porte
Siffle comme un boeing préparant son envol.
Dans le jardin, la neige a couvert les fourrés
D’une étole d’hermine où des diamants scintillent
Enfantés par le gel, et des perles pendillent
Aux longs fils argentés qu’une aragne a tirés.
Sortant de la forêt, aux aguets et prudents,
Deux renards affamés s’en vont à l’aventure
Vers quelque poulailler, happer leur nourriture...
Pour autant que des chiens, ils évitent les dents.
Assis dans mon fauteuil, à demi somnolent,
J’écoute l’aria d’une bûche qui flambe,
Et mon brave Médor, se pressant à ma jambe,
Savoure cet instant qui le rend indolent.
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