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A propos du billard
Le billard est une grande patience, sans cesse renouvelée au fil des années, attirant des hommes qui ne se fussent jamais connus sans lui et leur permettant par-dessus les frontières et les continents de communier en une même religion car le billard, à l’égale de la musique est un langage universel, sorte d’esperanto, dont notre temps présent à bien besoin.
J’ai écrit mes 446 pages en 21 x 29,7 avec mes souvenirs de joueur et de président de mon club mais, plus que les titres et les records qui toutefois ne sont pas désagréables cela a été le partage d’instant de bonheur entre des hommes y compris les femmes qui sont en harmonie avec leur passion.
Des hommes ont marqué ma vie sportive, ils sont aujourd’hui au « jardin du repos ». Jamais je ne les oublierais. Ils ont été pour certains mes éducateurs, pour d’autres des adversaires sur le tapis vert du billard amis aussi des amis qui tous ont jalonné ce merveilleux parcours. Leur mémoire restera, tant que je vivrais, éternellement en moi.
J’ai vaguement calculé qu’au cours de mes trente cinq années de compétition les procédés de mes queues de billard ont carambolé plus de trois million de fois les trois billes sur cet ensorcelant tapis vert d’un billard Français.
Je termine ce propos par un petit commentaire de Charles DARANTIERE champion du monde amateur en 1922 qui dit ceci : Faut-il que le billard soit un sport intéressant pour qu’on le pratique quand on est jeune et pour qu’on en bavarde quand en est vieux, avec tant d’amour
Un jour dans ma tendre jeunesse, dans un vieux bistrot de mon village natal, j’ai entendu le choc si séduisant de trois billes de billard. C’était en 1946, j’avis 16 ans.
Voilà le pourquoi de ma vie billardististique intitulé « Carambolages sur une tapis ver » et la conclusion d’un polar « Otages sur une tapis vert »
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André DAUPHIN
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