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Au premier rang, à droite,
les béguines déçues,
derrière, les mains moites,
les chaisières...sans issue,
devinrent prisonnières,
de fantasmes écornés...
longeant la garçonnière
de regards lourds , bornés.
Cette pièce où Nicolas,
le puceau du quartier,
caressait çà et là ,
des vierges de papier.
Au petit matin clair,
à l'heure des rouges envies,
son coeur frustré, ses paupières
se fermèrent à jamais...pour la vie.
La mort, comme une brume,
enveloppa son âme,
de lave et d'écumes
giclant du macadam...
La concierge ébaubie
appela le curé, l'enveloppa de larmes...
C'est sous son ciel de lit
qu'il déposa les armes...
Le cercueil, sous la pluie,
emporta ses secrets...
Le puceau à l'étroit dans sa nuit,
dans les limbes, s'endormait.
Mando Espartero
http://www.mespoemes.net/mandoespartero

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